La flore du Périgord est riche et abondante et elle nous prépare des belles surprises. Dans ce blog vous trouverez des portraits d'une centaine de plantes et fleurs sauvages d'ici. Au fil des saisons des nouvelles espèces sont ajoutées.

Corine est botaniste et photographe et elle vous proposera des Balades Botaniques guidées et autres activités autour de la flore sauvage, la végétation et la nature en Périgord.
Pour en savoir plus regardez "Les Balades" et le "Calendrier" à droite de ce page.


A bientôt !



12 décembre 2010

Givre


Les premiers rayons de soleil après une nuit froide. Une ombelle de Boucage saxifrage (Pimpinella saxifraga), couverte de givre.


10 décembre 2010

Hellébore fétide


Dans un bois pousse cette protubérance étrange, une tache de couleur vif entre les feuilles palmées de l'année passée.


C'est la nouvelle pousse d'une Héllébore fétide (Helleborus foetidus). Oui, ça pue vraiment, on decouvre quand on frotte les feuilles entre les doigts.















En février ou début mars la pousse se transformera en tige florifère avec des fleurs comme des cloches pendantes. Elles ressemblent les Roses de Noel cultivées qui devraient fleurir à Noel (mais hélas, parfois elles sont capricieuses ... ) Elles sont de la mème famille.

31 octobre 2010

Couleurs d'automne


Les arbres changent de couleur.


La chlorophylle produit de l'énergie dans les feuilles et les donne leur couleur verte d'été. En automne, quand il y a moins de soleil et les nuits et jours deviennent plus froids, les nervures des arbres se bloquent. Le transport d'eau et minérales est interrompu et la feuille ne peut plus produire la chlorophylle. Quand le stock est usé, la feuille perd sa couleur verte. Des autres pigments, notamment des caroténoides jaunes et oranges, ont été là tout l'été, mais maintenant elles sont visibles.




Quelques feuilles d'une Erable plane (Acer platanoides) sont tombées dans le ruisseau. Dans la feuille verte en bas on peut voir qu'il y a encore de chlorophylle entre les nervures.














Le  métabolisme dans la feuille change suite à la diminution de la lumière et la baisse des températures. Un autre processus chimique qui résulte en encore d'autres pigments. Ici, dans une Ronce commune (Rubus fruticosus), on voit les anthocyanides rouges formées sous l'influence des premières gelées.



24 septembre 2010

Floraison automnale


Voilà quelques petites fleurs qu'on ne trouve que maintenant.

La Scille d'automne (Scilla autumnalus) pousse dans des endroits secs avec peu de végétation. Elle est assez rare en Dordogne, donc il n'est pas évident qu'on la rencontre. En plus, elle est la plus petite des Scilles, à peine 10 centimètres pour un grand exemplaire. C'est seulement pendant deux semaines que la Scille d'automne fleurit, et en dehors de cette periode elle est presque invisible. Comme les autres Scilles, qui fleurissent au printemps, c'est une plante bulbeuse et la plus grande partie de l'année elle reste sous terre. Après la floraison on peut trouver les feuilles si on cherche vraiment vraiment bien, petites, vertes-grises, large d'une millimètre.



Cet année elle avait un peu de retard. Probablement elle a attendu la fin de la sècheresse avant de montrer ses petites étoiles lilas. 















Normalement on trouve en septembre des centaines de petites Spiranthes d'automne (Spiranthes spiralis). Au moins, si on cherche sur les pelouses pauvres, sèches et calcaires,un type de terrain bien spécial qui n'est pas présent en abondance. Cet année je n'ai trouvé que deux exemplaires, ils aussi plus tard que d'habitude.


Le portrait du premier Spiranthe d'automne.


















Le deuxième se trouvait cent mètres plus loin. De celui-ci quelques fleurs en détail. On voit, c'est vraiment une orchidée, en miniature. Une pierre lui donne un arrière-plan bleu.

13 septembre 2010

Vigne-vierge


Les Vignes-vierges, qui montrent maintenant leurs belles couleurs d'automne, existent en plusieurs déclinaisons. Elles ont toutes des petites baies bleues qui ressemblent un peu des raisins. Oui, les Vignes vierges sont, comme les vraies vignes, de la famille des Vitacées.


Les lianes à l'état sauvage, dont les guirlandes dans des arbres commencent maintenant à tourner en rouge, sont le plus souvent d'une espèce qui va sous le nom de Fausse Vigne-vierge de Virginie (Parthenocissus inserta). Les feuilles sont en forme de main avec cinq doigts séparés.











La vraie Vigne-vierge de Virginie (Parthenocissus quinquefolia) a aussi des belles couleurs d'automne et des feuilles divisées en cinq petites feuilles, mais elle pousse surtout sur les murs et on ne la trouve que rarement en état sauvage. Comme on voit ici, sur une photo prise l'hiver passé quand il neigeait, elle a des vrilles avec des petites ventouses pour s'attacher à la surface.








Ces deux espèces sont d'origine Nord-Americaine, la suivante est originaire d'Asie.


La Vigne-vierge Japonaise (Parthenocissus tricuspidata) a des feuilles entières, lobée en trois ou parfois cinq ou plus de pointes. Les jeunes feuilles qu'on voit sur cette photo de juin sont bordées de rouge.

10 septembre 2010

Genévrier commun


Les matins brumeux de septembre les Genévriers communs (Juniperus communis) sse ont tous transformés en arbres de Noel précoces. Ils sont couverts de toiles d'araignées que les gouttes de brume rendent visible. Les araignées sont là parce qu'il y a beaucoup de petits insectes qui trouvent pleinement à manger sur les Genévriers. Les baies sont aussi comestibles pour nous, elles sont très parfumées et ont un goût amer-doux. Délicieuses dans la choucroute. (Oui, la baie donne aussi son nom à ce boisson Hollandais, le genièvre, qui d'ailleurs ne contient à peine des baies de Genévrier aujourd'hui.)


Voici quelques branches d'un Genévrier femelle avec des baies mûres entre les toiles d'araignée. Ce n'est qu'après presque deux ans qu'elles mûrissent et deviennent bleues.














En avril-mai les Genévriers fleurissent: ici quelques branches d'un mâle au début de floraison. Les Genévriers sont des anémophiles, quand on les touche, les pollen se dispersent en nuages de fumée.

1 août 2010

Carotte sauvage


Dans une prairie sèche qu'on a oublié de tondre les Carottes sauvages (Daucus carota) profitent. Elles peuvent pousser jusqu'aux épaules. Elles émettent une vague odeur de carotte, mais la racine est blanchâtre et elle ne se mange pas.



Les taches jaunes parmi les Carottes sauvages sont les Picrides fausses-épervières (Picris hieracioides).















Une ombelle isolée contre un ciel morne montre les caractéristiques de la famille des Apiacées. A la base de l'ombelle se trouve l'involucre, une couronne de feuilles finement divisées. L'ombelle elle-même consiste de quelques dizaines d'ombellules qui s'étendent comme autant des petits parasols. Chaque ombellule porte quelques bractées et un bouquet de tiges avec des petites fleurs blanches.

Dans les ombellules on voit des taches noires, les débuts des fruits. Juste au milieu, un peu au-dessus de la tige centrale, on peut discerner une tache d'une couleur plus foncée. Dans environ la moitié des Carottes sauvages on trouve des ombelles qui portent au milieu une fleur ou une ombellule rouge foncée.










Normalement ces fleurs rouges sont petites et incomplètes, mais cette fleur semble de porter des étamines blanches.

9 juillet 2010

Rénoncule flottante


Fin mai, la Dordogne était couverte par des millions de petites fleurs blanches, les Rénoncules flottantes (Ranunculus fluitans).


Dans les endroits où l'eau est peu profonde les plantes sont enracinées dans le sol et les tiges longues et lisses atteindent la surface. Parfois le courant les déracine et transporte les tapis de fleurs en aval.












Début juin, après les fortes pluies, l'eau de la rivière a monté et les Rénoncules flottantes ont quasiment disparues. Maintenant, après quelques semaines de beau temps, la Dordogne s'est calmée et elles sont de retour.



Au grand plaisir de cette libellule, une Caloptéryx éclatante (Calopteryx splendens), qui est en train de pondre ses oeufs entre les tiges submergées.















Les cygnes trouvent pleinement à manger dans les masses de Rénoncules flottantes. Ici un couple se répose.

7 juin 2010

Salsifis des prés


C'est seulement le matin, en plein soleil, que les fleurs du Salsifis des prés (Tragopogon pratensis) sont ouvertes. Voici une avec quelques visiteurs.






















Comme la plupart de ces cousines, les autres membres de la famille des Asteracées, le Salsifis des prés produit des aigrettes pour faire disperser ses graines par le vent. Les têtes de fleurs se sont transformées en boules d'aigrettes grands comme une balle de tennis.












Parce qu'elles sont tellement grandes on peut facilement distinguer les détails. L'akène forme le poignet d'une parapluie, et les tiges souple de celle-la sont tissés ensemble par des fils blancs très fins.

2 juin 2010

Orchis pyramidal


L'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) est assez commun en Périgord. En mai, au début de floraison, les têtes de fleurs sont petites et triangulaires, maintenant, en juin, elles deviennent plus allongées.


Elles poussent aux bord des routes et dans des prairies. Quand on tond l'herbe, on aperçoit le parfum de vanille dans l'herbe coupée.

28 mai 2010

Coquelicots


Les graines du Coquelicot (Papaver rhoeas) ont besoin d'une terre meuble pour germer. C'est pour cette raison qu'on les trouve dans les champs de blé labourés en hiver ou au début de printemps.


Les graines peuvent rester endormies dans le sol pour des années. Le moment venu, elles explosent en fleurs.


5 mai 2010

Orchis pourpre


Toutes les fleurs de l'Orchis pourpre (Orchis purpurea) ont des casques rouge foncé, de labelles en forme de poupée, des taches pourpres sur fond clair, mais ...



 ... parfois les poupées portent leurs manches très longues et étroites,

















avec une jupe ...



















décoré d'un dessin de pois agrémenté de poils ...


















... sinon elles portent plutôt un pantalon zouave avec des manches ballons et motifs ethniques.














Qui dirait que ne plantes ne sont pas habillées à la mode?

19 mars 2010

Drave de printemps


Cette plante miniature c'est une Drave de printemps (Erophila verna). Comparé à elle les autres membres de la famille des Crucifères ou Brassicaceae, comme la Moutarde ou la Cardamine des prés sont des géants. Même à côté d'un cône de pin normal elle est petite, comme on voit ci-dessous.


Il est facile de ne pas remarquer la Drave de printemps, mais si on se penche, par exemple dans un endroit sec à côté d'une route, où au milieu d'un chemin rural, plus souvent que non on se trouve au milieu de milliers d'exemplaires.

14 mars 2010

Violettes de printemps


 Voilà la Violette odorante (Viola odorata). Elle fleurit malgré le froid.

















Et voici la Violette hérissée (Viola hirta). Elle fleurit aussi début de mars.















Elles se ressemblent beaucoup. En général la Violette odorante commence à fleurir un peu plus tôt que la Violette hérissée, mais pas toujours. En général la premiére est d'un violet plus foncé que la dernière, et la dernière plus hirsute, mais pas toujours. Les fleurs et feuilles de la Violette odorante sont plutôt arrondies, celles de la Violette hérissée plutôt allongées, mais pas toujours. La Violette odorante est, bien oui, odorante, mais pas toujours, et l'autre est sans odeur. La Violette odorante a parfois des stolons, la hérissée ne les a jamais. Souvent on trouve la dernière dans des lieux un peu plus sec et ensoleillé que la première. Etcétéra, etcétéra. Et il y existe aussi une forme intermédiaire.
Comment les distinguer l'une de l'autre? Il faut considérer plusieurs caractéristiques en même temps, et quand-même, il est facile d'erroner.
Mais ce n'est pas grave, n'est-ce pas?

8 mars 2010

Aulne commun


L'Aulne commun (Alnus glutinosa) est un arbre qui ne pousse que dans des endroits humides. Dans les vallées parfois un ruban d'Aulnes communs marque le cours d'un ruisseau.


En hiver, après le passage des bûcherons on distingue facilement ses troncs à leur couleur franchement orange.
















Dans quelques semaines l'arbre va commencer à fleurir, mais en ce moment on ne voit que les châtons femelles de l'année passée, comme des cônes de pin miniatures, et les nouvelles châtons mâles qui commencent à s'allonger.


23 février 2010

Grues


Les grues sont de retour!



Quelques dizaines de Grues cendrées (Grus grus) parmi les milliers qui retournent du sud et qui circulaient sous la lune de cet après-midi.


15 février 2010

Néottie nid-d'oiseau



Moins sept degrés ce matin, et la neige ne fond pas.
Cest quoi, cette tige brune morte entre les feuilles mortes et les restes de neige?


Une Néottie nid-d'oiseau (Neottie nidus-avis), morte après la fructification.

















En mai, quand les Néotties étaient en fleur, elles étaient brunes aussi, un peu plus jaunâtre. Elles n'ont pas de trace de vert, elles prennent leur énergie des racines d'autres plantes, et pas du soleil. Sans photosynthèse on peut vivre dans l'ombre des arbres. La Lierre grimpante (Hedera helix) qu'on voit aussi sur la photo est bien verte, mais elle l'est aussi en hiver. Quand les feuilles ont tombées la lumière du soleil peut atteindre le sol.


27 janvier 2010

Fougère aigle


Le givre fait changer la Fougère aigle (Pteridium aquilinum) d'humeur et de couleur.


De la douceur des gris et bruns ...



















... par l'or bordé de blanc sur fond bleu de nuit ...


















... jusqu'au blanc peluche et bleu glacé.


20 janvier 2010

Couleurs d'hiver



C'est triste quand il pleut et le soleil ne se laisse à peine voir, le gris et le brun et le noir et encore le gris, et rien d'autre ...



Mais voilà, vert brillant entouré d'or, parsemé de gris clair et tacheté de rose, les mousses et lichens donnent du couleur au paysage, et c'est en hiver qu'elles sont belles comme tout.






11 janvier 2010

Neige!


De la neige, et du soleil ...


... et un chien noir dans le blanc.