Dans ce blog vous trouverez des portraits de quelques centaines de plantes et fleurs sauvages du Périgord. Au fil des saisons des nouvelles images seront ajoutées.

Corine Oosterlee, botaniste et photographe, vous propose également des Balades Botaniques guidées et autres activités autour de la flore sauvage, la végétation et la nature en Périgord. Pour en savoir plus regardez sur baladebotanique.fr.

Son site photographie est corineoosterlee.com.


23 mai 2020

Fétuque raide


Beaucoup de graminées fleurissent au mois de mai. Comme cette Fétuque raide (Catapodium rigida) qui montre des étamines blanchâtres le long de ses épillets, comme si elle est saupoudrée de sucre.





Les Poacées (graminées) sont des anémochores, elles ont besoin du vent pour transporter le pollen vers une autre plante. Il est peut-être plus difficile de profiter du vent pour une petite plante au ras du sol que pour une grande.




Apparemment, la Fétuque raide réussit bien à se multiplier malgré sa petite taille. Elle pousse partout dans des endroits secs et dans des zônes où il y a peu de végétation. Comme une pelouse éparse sur calcaire, ou parmi les castines d'un chemin, ou, comme ici, sur un muret.






En fait, elle n'est pas une vraie fétuque. Raide, elle l'est vraiment.




Les épillets sont dans deux rangs, plutôt tournés vers une côté, ce qui donne un peu l'impression d'une brosse à dents.




Pour une plante si petite, elle est assez déclamatoire, même parmi les Trèfles plus colorés on la reconnaît tout de suite.




15 mai 2020

Deux laiterons


Surtout dans des lieux rudéralisés et proche des activités humaines on trouve les Laiterons. Ces grands 'chardons' ont bien apprécié la pluie pour pousser grand. Les deux espèces ci-dessous sont toutes les deux faciles à trouver. Elles se ressemblent beaucoup.





Ici le Laiteron épineux (Sonchus asper) sur le bord d'une petite route.





Et voici le Laiteron maraîcher (Sonchus oleraceus) en bordure de champ. Les deux espèces ont des têtes de fleurs jaunes en panicules lâches.







Peut-être que les panicules du Laiteron épineux, ci-dessus, sont un peu plus denses, et ses fleurs d'un jaune un peu plus foncée...





... que chez le Laiteron marâicher. Mais la différence n'est pas trop évidente.
Il faut regarder les feuilles, critère de valeur sûre.




Le Laiteron marâicher a des feuilles profondement incisées et mates, d'un vert souvent un peu glauque, et à la base de la feuille une paire d'oreillettes pointues.






Les feuilles du Laiteron épineux sont, bien sûr, épineuses. Même si ces épines sont beaucoup plus douces que chez les 'vrais' chardons. Elles sont vertes avec parfois un peu de rouge, et la surface supérieure est brillante. Il a aussi des oreillettes, mais elles sont arrondies, voire un peu enroulées.




Et cette rosette de printemps? Difficile à voir, malgré sa couleur glauque il s'agit d'un Laiteron épineux.




10 mai 2020

Gesse annuelle


Le confinement nous oblige de rester à proximité de la maison. En Dordogne, il y a encore beaucoup de beaux coins où poussent des belles plantes, et on risque d'avoir de belles surprises en respectant les règles du confinement. Voilà une trouvaille hors commun. Cette petite gesse jaune, la Gesse annuelle (Lathyrus annuus) pousse à quelques centaines de mètres de la maison, en lisière d'un champ.




Ses feulles ressemblent l'herbe à laquelle elle s'accroche avec ses longues vrilles. Quand il n'y a pas de fleurs il est sûrement difficile de la trouver.






La plante a produit déjà des grandes gousses couvertes avec des poils très fines. Bonne chance qu'elle reviendra l'année prochaine.

Il n'était pas évident de trouver le nom de cette annuelle, elle ne figure pas dans la Flore de Dordogne. Il n'y a que quelques mentions de cet espèce pour le département, elle est donc très rare et il est vraiment exceptionnel de tomber sur elle.





Une question se pose. Pourquoi la Gesse annuelle est si rare? Est-ce qu'elle, considérée comme une plante méditerranéenne, est en train d'élargir son aire de répartition vers le nord parce que les printemps deviennent de plus en plus chaudes? Ou est-ce qu'elle a été présente dans le département déjà depuis longtemps, mais est devenue rare à cause de (par exemple) la destruction de son habitat? Ou est-ce qu'elle a été toujours rare?

À vérifier.


3 mai 2020

Cornouiller sanguin


En ce moment il fleurit et la pluie de ce début de mai ne le gêne pas du tout.


Le Cornouiller sanguin (Cornus sanguinea) est un arbuste très commun qui pousse presque partout où le sol est calcaire, et parfois aussi ailleurs.




Il produit des belles grappes de fleurs blanches, chaque fleur à quatre pétales, quatre étamines et un style.




A la fin de l'été il produit des baies noires.



Parfois il couvre les tas de pierres, des vieux murets, les coins sur des terres abandonnées, avec ses branches et feuilles qui deviennent rapidement rouges.





Ses feuilles sont sillonnées par des nervures courbées, on les reconnaît facilement.