Dans ce blog vous trouverez des portraits de quelques centaines de plantes et fleurs sauvages du Périgord. Au fil des saisons des nouvelles images seront ajoutées.

Corine Oosterlee, botaniste et photographe, vous propose également des Balades Botaniques guidées et autres activités autour de la flore sauvage, la végétation et la nature en Périgord. Pour en savoir plus regardez sur son NOUVEAU SITE baladebotanique.fr.

Son site photographie est corineoosterlee.com.


5 avril 2020

Myosotis hérissé


Les feuilles de ce petit Myosotis hérissé (Myosotis ramosissima) montrent un peu de rouge. Les nuits encore froides l'ont incité à produire un pigment, l'anthocyane, qui protège la plante contre le froid. C'est nécessaire, les pelouses calcaires avec une végération éparse, où il pousse, sont au début du printemps bien exposé au vent et au froid. Comme au soleil qui tape dans la journée d'ailleurs, les plantes qui vivent ici doivent s'adapter à des circonstances dures.





N'importe, le Myosotis hérissé fleurit avec beaucoup de fleurs bleues. Un bleu spécial, typique pour les Myosotis. Bleu bébé, avec parfois une touche de rose ou jaune ou blanc, aussi bébé.






Avant la floraison les cymes avec les boutons de fleurs sont recurvées comme les nouvelles crosses d'une fougère. Cela est typique pour les plantes de la famille des Boraginacées à laquelle appartiennent les Myosotis. On distingue les différentes espèces de Myosotis surtout à leurs poils. Cet espèce a des poils courtes et lisses plaqué contre les tiges, les poils longs et légèrement courbés sur les feuilles, et des poils avec un petit crochet à la fin sur les capsules. Difficile à voir à l'oeil nu sur une plante si petite.




En général on trouve beaucoup de plantes de cet annuelle dans un même endroit.




Après la floraison les cymes s'allongent, le Myosotis hérissé produit beaucoup de fleurs pendant sa courte floraison.


24 mars 2020

Luzule des champs


Ce printemps on n'a pas de choix, il faut limiter ses sorties botaniques à une zône très restreinte. La Luzule des champs (Luzula campestris) pousse souvent très proche des maisons, dans les pelouses pauvres.




Elle est une petite plante qui passe presque inaperçue parce qu'elle n'est pas vraiment voyante comparé aux autres fleurs de printemps. Même si elle pousse parfois en masse aux endroits qui la plaisent. Son inflorescence est brune, avec des glomérules de fleurs dont les tépales sombres ne donnent pas tellement une impression printanière.




Mais regardez de plus proche! Des petites étoiles bordés de blanc-crème d'où rayonnent étamines jaunes. Elle est belle quand-même!





Les luzules sont facile à reconnaître à leurs feuilles. Elles ressemblent aux feuilles d'une graminée ou d'une laîche, mais elles ont des poils longues et duveteuses sur les bords.





8 mars 2020

Muscari en grappe


Les plantes à bulbes ont une réserve de nourriture en stock pour une floraison précoce et rapide. Dans quelques jours, les hampes florales du Muscari en grappe (Muscari neglectum) sont apparues et montées en hauteur.



Les feuilles, ici étalées à l'horizontale, sont fines et pliées en gouttière, elles sont présentes bien avant la floraison.





Le Muscari en grappe ressemble les muscaris cultivés pour le jardin, mais il est plus petit et ses clochettes de fleurs sont plutôt ovales que rondes.

L'entrée au périanthe est marquée par six, deux fois trois, dents courbées de couleur plus claire.





Les fruits paraissent en été et ils ont trois lobes, et chaque lobe a deux parois et contient une graine noire. Comme la plupart des plantes monocotyles, le Muscari en grappe sait compter jusqu'à trois et il maîtrise les règles élémentaires de multiplication sur la base de trois.



Mais c'est le hasard qui fait que sur cet image on voit six hampes florales. Apparemment il y a six bulbes assez grandes pour produire des fleurs.



1 mars 2020

Potentille brillante


Des pétales blanches en forme de coeur sont tombées parmi les feuilles. Les fleurs de la Potentille brillante (Potentilla montana) sont éphemères.



En avril on peut trouver ses fleurs blanches et ses feuilles argentées et soyeuses sur les bords de route et des lisières de forêt sur sol sablonneux. Mais parfois elle fleurit déjà au mois de mars. Elle préfère des endroits ensoleillés sur sol plutôt acide.



Sa floraison est moins discrète que celle de la Potentille faux-fraisier.






29 février 2020

Potentille faux-fraisier


Dans les forêts un peu humides, par exemple au fond d'une vallée ou sur une pente ombragée, on peut trouver très tôt dans la saison ces petites fleurs blanches.



Elles ressemblent les fleurs du Fraisier des bois, d'ou leur nom: Potentille faux-fraisier (Potentilla sterilis).





Aussi les feuilles ressemblent celles d'un fraisier. Peut-être qu'elles sont un peu plus duveteuses et plus petites.




Mais la Potentille faux-fraisier ne produit pas des fraises. Tant pis, peut-être qu'il est suffisant d'avoir des jolies fleurs?

25 février 2020

Nerprun alaterne


En quelques semaines le Nerprun alaterne (Rhamnus alaternus) a changé son aspect hivernal assez sombre pour un peu de gaieté printaniére.


Ses feuilles persistantes qui viraient au rouge pour faire face aux gelées sont devenues vert clair. Évidemment, qu'il y a eu beaucoup de soleil ce mois de février exceptionnellement chaud, ça a aidé.



Le Nerprun alaterne pousse sur des sols secs et calcaires, et il préfère carrément les pentes. C'est une arbuste de quelques décimètres jusqu'à au maximum quelques mètres de hauteur. Ses branches gris clairs, à écorce lisse, sont seulement feuillues aux bouts.




Il commence déjà à fleurir, avec des grappes de petites fleurs avec une calice à cinq lobes (il n'y a pas de pétales).



Cette plante est mâle, on voit les étamines avec leur pollen jaune pâle sortir des fleurs.

23 février 2020

Hornungie des pierres


Cette Brassicacée aux fleurs blanches est une championne de camouflage; malgré sa floraison abondante il est difficile de la découvrir parmi les mousses et petites herbes.




Parfois elle est vraiment très très petite.




Aussi, sa floraison n'est que de courte durée, même si elle peut être massive.








Dans son habitat naturel, parmi les rocailles d'une pente sèche pierreuse calcaire on ne soupçonne pas la présence de beaucoup de fleurs. Et elle est aussi rare.





Pour toutes ces raisons on ne trouve pas trop souvent la Hornungie des pierres (Horningia petraea).



Mais maintenant elle fleurit déjà en février, il fait trop beau pour ne pas le faire. Elle a une rosette de feuilles pennatiséquées, profondement divisées, parfois un peu rougeâtres. Les fleurs ont quatre petites pétales blanches. Les fruits sont ovales et un peu en forme de cuillère et elles paraissent déjà pendant la floraison. Tout va vite chez les petites Brassicacées de printemps!




20 février 2020

Souci des champs


Dans cette petite noyeraie, sous les arbres, on trouve des fleurs dans toutes les couleurs. Un peu précoce cet année, n'importe. C'est surtout l'orange du Souci des champs  (Calendula arvensis) qui saute aux yeux.




Il ressemble beaucoup à son grand frère des jardins. Peut-être que ses fleurs sont un peu plus pâles. Mais il a exactement la même odeur caractéristique, les mêmes fruits irréguliers, et il est comme lui un peu collant et glanduleux au toucher.




En Dordogne on trouve cet espèce surtout dans le sud du département, dans les vignes ou des autres endroits où la terre est travaillé régulièrement mais sans exagération. Les plantes sur les photos poussent dans un même type d'habitat, mais au plus au nord, entre les rivières Vézère et Dordogne.




Bonjour Souci!


30 janvier 2020

Véronique de Perse


La première Véronique de l'année est toujours la Véronique de Perse (Veronica persica) et en général elle est aussi la dernière, parce qu'elle fleurit toute l'année quand il n'est ni trop sec ni trop froid.



Elle forme des tapis dans les champs de culture, des jardins, des pélouses, et on la trouve parfois dans les endroits plus ou moins piétinés, comme ici. Presque toutes les Véroniques sont bleues, mais le bleu de celle-là est extraordinaire. Les fleurs tombent vite et sont aussitôt remplacés par des nouvelles fleurs.




Un brin de soleil fait ressortir les couleurs. On en a besoin dans cette saison grise.


12 janvier 2020

Houx


Noel passé, on ne trouve plus beaucoup de branches avec les petites baies rouges de Houx (Ilex aquifolium). Ce n'est pas parce qu'elles ont été toutes cueillies pour donner les maisons un aspect festif, mais parce que les oseaux les ont mangés.







Le Houx est un arbuste, parfois un petit arbre, avec des feuilles piquantes qui sont vertes toute l'année. Il pousse dans l'ombre d'arbres feuillus plus grands, de préférence des Hêtres.



Parce qu'il n'y a pas beaucoup de Hêtres en Dordogne, le Houx doit se contenter de Chataîgniers ou parfois Charmes ou Chênes. Il préfère des sols pas trop alcalins et plutôt acides.



Chez les grands exemplaires un dessin de petits triangles devient visible sur l'écorce.



Ici il est en compagnie d'une autre arbuste piquante, le Fragon faux-houx (Ruscus aculeatus) qui, d'ailleurs, produit aussi des baies rouges en hiver. Dans les aisselles des feuilles des petits boutons floraux commencent à se développer, mais il faut attendre le mois de mai pour voir les petites fleurs blanches.