La flore du Périgord est riche et abondante et elle nous prépare des belles surprises. Dans ce blog vous trouverez des portraits d'une centaine de plantes et fleurs sauvages d'ici. Au fil des saisons des nouvelles espèces sont ajoutées.

Corine est botaniste et photographe et elle vous proposera des Balades Botaniques guidées et autres activités autour de la flore sauvage, la végétation et la nature en Périgord.
Pour en savoir plus regardez "Les Balades" et le "Calendrier" à droite de ce page.


A bientôt !



28 décembre 2011

Thuidium tamariscinum


En hiver les mousses sont à leurs plus belles! Souvent on a besoin d'une loupe pour bien voir la beauté des mousses, petites comme elles sont. Mais cet espèce, Thuidium tamariscinum (pas de nom français) n'est pas tellement petite et ses feuilles sont faciles à reconnaître. Elles sont aplaties et ressemblent à une fougère miniature.



Le givre de décembre entoure la mousse et aussi les feuilles de lierre d'une fine bordure blanche.


26 novembre 2011

Alisier torminal


L'Alisier torminal (Sorbus torminalis) est un petit arbre discret qui se cache entre les chênes et charmes. Souvent il se trouve tellement à l'ombre qu'il ne produit même pas des fruits. Mais aussi sans ses baies brunes l'arbre peut se multiplier; il forme des nouvelles plantes depuis les racines.



Maintenant on voit qu'il n'est pas tellement rare: ses couleurs d'automne splendides le rendent bien visible.



Vergerette annuelle


Cette Américaine s'est bien installée ici. Elle a encore une fleur parmi les capitules vides! La Vergerette annuelle (Erigeron annuus) pousse dans des lieux incultes et continue à faire des fleurs jusqu'aux premiers gelées.






7 novembre 2011

Clématite des haies


Elle grimpe où elle peut, la Clématite des haies (Clematis vitalba), dans une arbre ou une haie, en haut d'un rocher, et ses longues lianes retombent comme des rideaux depuis d'en haut. Maintenant elles prennent leur aspect d'automne avec des feuilles qui tournent vers le jaune et le blanc.



Au contraire de celles de ses cousines domestiquées, les fleurs qui s'ouvrent en juin ne sont pas vraiment remarquables et les petites grappes d'un vert pâle ne sont pas tres visible si on ne les cherche pas.

Au contraire, les fruits sont bien visibles, elles font des boules duveteuses qui restent sur la plante pendant des mois, parfois même dans la neige.









Comme chez les autres Rénonculacées, dans chaque fleur plusieurs graines en forme d'un ovale avec une pointe courbu se développent. Chaque graine se termine dans une protubérance allongée, et quand la graine est mûre celle-là se metamorphose en une queue poilue et duvéteuse.



23 octobre 2011

Vigne


Au sol, sous les grands arbres d'un bois, une feuille rose orangée...



Il faut regarder en haut. Contrastant avec les feuilles jaunes, à quinze mètres de hauteur dans le cime d'un arbre cinquantenaire il y en a des autres.















Il était une fois, quelqu'un avait un vignoble ici, et depuis les arbres ont grandis, et les lianes de la Vigne (Vitis vinifera) ont grimpé dans les branches. Peut-être elle continue a donner des raisins, pour les oiseaux la-haut...

23 août 2011

Scabieuse colombaire


Ces milliers de fleurs lilas dans les prairies à la fin de l'été, se berçant dans le vent, sont des Scabieuses colombaires (Scabiosa columbaria). 






















Après la floraison on trouve dans la capitule les fruits, chacune orné de cinq longs dents noirs et d'une collerette membraneuse.


20 août 2011

Herbe de Robert


L'Herbe de Robert (Geranium robertianum) a des petites fleurs roses qu'on peut trouver une grande partie de l'année dans les bords de chemins ombragées, en bordure de forêt et entre les pierres sous les arbres.



Les feuilles sont aussi longues que larges et finement découpées.


















Souvent elles sont teintées de rouge. Quand on les frotte, une odeur typique un peu fétide se dégage.
















Les fruits sont en forme de bec de cigogne. Quand les graines sont mûres, le 'bec' s'assèche et jette les graines, qui se trouvent à la base, dehors.



27 juillet 2011

Sureau yèble


Une Cétoine dorée (Cetonia aurata) mange les fleurs d'un Sureau yèble (Sambucus ebulus). Cette coléoptère se nourrit pas du nectar mais surtout du pollen et des étamines des fleurs, et parfois aussi des pétales ou des fruits. Avant de paraître comme adulte elle a vécu quelques années en forme de ver épais et blanc sous la terre, dans le bois composté ou même au fond d'un pot de géraniums, où elle s'est nourrie de restes végétaux en décomposition (jamais des racines vivantes des plantes). La Cétoine dorée a un penchant marqué pour le sureau yèble, pendant toute la floraison de juillet à août on peut la trouver sur ses fleurs.



Le Sureau yèble pousse souvent en grandes groupes, d'une hauteur d'environ un mètre, sur terrain fertile et un peu humide. Il est un cousin du Sureau noir, mais au contraire de celui-ci il n'est pas une arbuste mais une plante vivace. Il a l'odeur des sureaux, mais plus fétide. Quand en automne les branches meurent, ça pue franchement!









Ici on voit que parfois il y a fleurs et fruits en même temps.



25 juillet 2011

Capillaire cheveux-de-venus


Un rocher calcaire, une surface verticale au-dessus d'une source ou d'un ruisseau, même s'il n'y a pas de lumière, la Capillaire cheveux-de-venus (Adiantum capillarus-veneris) aime cela.






















Les feuilles pendantes de cette petite fougère sont divisées en pinnules en éventail portées par des très fines tiges noires.

12 juillet 2011

Gymnocarpe de Robert


Cette petite fougère discrète pousse en bas d'une pente, en lisière de forêt. Ses feuilles d'un beau vert clair sortent d'un long rhizome sousterrain.C'est la Gymnocarpe de Robert (Gymnocarpium robertianum).



Il faut vraiment se pencher pour  voir bien sa limbe finement découpé. Si on tourne une fronde (prudemment, c'est fragile!) on voit les sores, les masses de spores, en rangs reguliers sur la face inférieure.


10 juillet 2011

Centaurée scabieuse



Elle supporte bien la sècheresse, la Centaurée scabieuse (Centaurea scabiosa). Ses capitules pourpres contrastent avec l'herbe jaune.



Comme toutes les composées (les plantes appartenant à la famille des Asteraceae), ses capitules contiennent plusieurs fleurs. Celles-ci sont entourées par un nombre de bractées qui forment l'involucre, ici visible comme des écailles bordées de brun sous la fleur.































Chez la Centaurée scabieuse toutes les fleurs sont tubulaires, et celles à l'extérieur de la capitule sont élargies. Les fourmis adorent!




29 juin 2011

Langue de cerf


Au-dessous les frondes de la fougère Langue de cerf (Asplenium scolopendrium) poussent les sporanges. Elles forment une masse brune peau-de-pèche qui contient des milliers de petites spores.



A contre-jour les sporanges aparaissent comme des rayures noires sur les nervures de la fronde.






 









La Langue de cerf n'aime pas les sols plats, les endroits secs et la lumière. On la trouve donc sur des pentes sous les arbres où le soleil ne pénètre à peine, parfois près d'un ruisseau.














Ici les jeunes frondes qui sortent au printemps entre les frondes anciennes.



7 juin 2011

Laitue vivace


Ce syrphe a trouvé à manger dans cette fleur bleue aux pétales fragiles.



C'est une Laitue vivace (Lactua perennis). Elle aime la chaleur et donc on ne la trouve que sur les pentes et champs arides à exposition sud. Les fleurs ne s'ouvrent qu'en plein soleil.














Les rosettes de feuilles ressemblent celles du Pissenlit, mais les feuilles sont un peu plus profondement découpées. Elle a un latex blanc, comme celui-ci, et comme les autres laitues, celles du jardin incluses.













L'ombre d'un autre insecte.


5 juin 2011

Garance voyageuse


Voilà un autre gaillet: La Garance voyageuse (Rubia peregrina). En Dordogne on la trouve presque partout où il y a des arbres et des bois. Ses lianes se serpentent n'importe comment dans les arbustes et autres supports, comme ci-dessous dans une clôture.























Les fleurs sont des petites étoiles vert jaunâtre.


















Au printemps la plante forme des nouvelles branches et feuilles vertes, et elles vont rester vertes jusqu'au printemps prochain. Quelques baies noires de l'année passée ne sont pas encore mangées par les oiseaux.




4 juin 2011

Caille-lait


Le Caille-lait blanc (Galium mollugo) est un gaillet qui décore les bords de route avec des nuages blancs de petites fleurs. Il pousse aussi dans les prairies à faucher, et plus tard, quand il a plu, on va le retrouver là, en fleur.























Les petites étoiles à quatre ou cinq points sont convoitées par les insectes.

















Comme les autres gaillets, plantes de la famille des Rubiacées, le Caille-lait a des petites feuilles en verticille. Maintenant elles sont presque invisible sous la masse des fleurs,  mais au printemps les verticilles vertes se montrent.




6 mai 2011

Thomise


 Elles sont à l'affût dans les fleurs pour attraper les insectes: les araignées-crabes.



Ci-dessus une Thomise (Thomisus onustus) sur un Orchis pyramidal (Orchis pyramidalis). Quand elle a choisie sa fleur, elle y reste souvent pendant plusieurs jours, ses pattes d'avant largement ouvertes pour 'recevoir' sa proie. Parce qu'elle ne fuit pas si vite, elle est facile à photographier.

1 mai 2011

Iris faux-acore


Dans les ruisseaux et mares des feuilles longues en forme d'épée sortent de l'eau. Au contre-jour on voit bien les vaisseaux conducteurs de sève; les parois qui séparent les cellules allongées superposées se montrent comme des taches plus foncées.



Ce sont les feuilles de l'Iris faux-acore (Iris pseudacorus). L'araignée, quand à elle, a pris aussi une position allongée pour se rendre moins visible.















Les fleurs ressemblent bien celles des iris cultivés qu'on voit dans les jardins.


15 avril 2011

Euphorbes

Maintenant les bords de route et les prairies sont tachetés de jaune. Les grandes taches jaune un peu verdâtre sont souvent créées par les Euphorbes. Elles sont faciles à reconnaître grace à leur couleur, leur latex blanc et la forme des inflorescences. Les fleurs de l'Euphorbe ont une forme spéciale. Elles forment des ombelles, et elles n'ont pas de pétales, et consistent d'une capsule femelle et quelques étamines sur une tige, accompagné par quelques glands ronds ou en forme de corne, le tout entouré par deux bractées jaunes. Et de cette machinerie sort parfois une autre 'fleur' avec la même construction.

Il y a environ vingt-cinq espèces en Périgord, voilà trois qu'on peut trouver maintenant au bord des chemins.



Depuis quelques semaines déjà l'Euphorbe à feuilles d'amandier (Euphorbia amygdaloides) est en fleur. Elle aime les bois de feuillus. Sur la photo on peut distinguer des petites boules rouges, les capsules femelles qui commencent déjà à mûrir.










 

L'Euphorbe petit cyprès ci-dessus (Euphorbia cyparissias) pousse partout où le sol est un peu sec et rocheux, et aussi ailleurs. 
















Cet espèce s'appelle Euphorbe à tête jaune (Euphorbia flavicoma). Un nom mal choisi parce que toutes les Euphorbes d'ici sont charactérisées par leurs têtes plus ou moins jaunes.



4 avril 2011

Ophrys araignée


Voilà pourquoi on l'appelle Ophrys araignée (Ophrys aranifera):





















Dans cette groupe d'orchidées on reconnait plusieurs espèces. Elles se distinguent par la forme du labelle, la couleur, la période de floraison, la taille, et autres petits détails. Mais on trouve aussi des plantes intermédiaires. Est-ce que ce sont vraiment des espèces ou plutôt des variations?

Pour parler d'une espèce, il faut au moins qu'il y ait une 'barrière' entre elle et les autres espèces. Géographique: elles poussent dans des endroits éloignées l'un de l'autre. Ou temporelle: elles ne fleurissent jamais en même temps. Ou elles ne sont pas fertiles entre elles. Ou elles ont besoin d'un pollinisateur différent. Ou... Le seul fait que deux populations, ou deux plantes dans la même population, sont d'apparance différente, ne suffit pas.

Est-ce que ce sont plusieurs espèces avec des hybrides entre elles, ou une espèce avec beaucoup de variation, et quelques groupes plus ou moins typés? Nous ne savons pas vraiment.

Voilà deux réprésentants qui sont maintenant en fleur:



L'Ophrys occidental (Ophrys occidentalis) ci-dessus est le plus précoce en Dordogne. Il pousse parfois en groupe au bord d'une route, juste à côté du goudron.



L'Ophrys petite araignée (Ophrys araneola) a des petites fleurs bordées de jaune et il est en général solitaire.



24 mars 2011

Clandestine


Les Clandestines (Lathraea clandestina) sont de retour!


Les fleurs entre elles, c'est presque comme les humains...

(Voir aussi ici; il y a deux ans)

12 mars 2011

Les petites blanches

 
Si on se donne la peine de se pencher on les trouve partout: les brassicacées miniatures. Il y a quatre espèces annuelles qui sont parmi les premières plantes à fleurir après l'hiver, souvent en groupes de miliers d'exemplaires. Parfois on trouve les quatre ensemble, même si chacune a son propre habitat préféré.



La plus petite est la Drave de printemps (Erophila verna), si on trouve un exemplaire de cinq centimètre de hauteur c'est un vrai géant. Le communauté ci-dessus vit au milieu d'un chemin rural allongeant un terrain sec.













Les Tabourets perfoliés (Kandis perfoliata) sont un peu plus grands. Il y en a qui sont tout petit, mais sur un terrain riche il peut atteindre quinze centimètres. Elle pousse au bord des chemins, dans les prairies et champs, partout ou le sol est sec et perturbée, par exemple par les animaux.











La Drave des murs (Draba muralis) pousse dans un endroit rocheux ou sur une vieille muraille. Au début de la floraison elle est petite mais elle s'allonge quand les graines se développent. Sur la photo, on voit, tout en bas, encore quelques Draves de printemps.

 

La Cardamine hérissée (Cardamine hirsuta) aime un sol plus fertile et moins sec que les autres espèces. Elle donne parfois aux champs en attente de labourage un voile grisâtre, et on la trouve aussi dans le jardin potager. C'est la plus grande de ces quatre espèces, et parfois elle commence déjà à fleurir en décembre.


9 mars 2011

Orchis mâle


Les orchidées sont des plantes vivaces. Beaucoup d'entre elles, au moins ici en France, survivent l'hiver sous forme de tubercules souterraines. L'Orchis mâle (Orchis mascula) en a deux, un qui est frais et blanchâtre, pour nourrir la plante dans la saison à venir, et l'autre, qui n'est qu'une reste grisâtre et ridé, qui a nourri la plante la saison précédente, et qui va disparaître complètement. Plus tard dans l'année un nouveau tubercule se developpera pour l'année 2012.

 

Depuis quelques jours les premières rosettes ont surgi du sol. Dans un mois la plante sera en fleur, et après avoir produit des graines, les feuilles disparaissent, et la plante sommeilera sous la couverture de feuilles jusqu'au prochain printemps.

22 février 2011

Trémelle mésentérique


Quand il est pluvieux en hiver on voit parfois une tache jaune d'oeuf dans un arbre, une petite masse jaune gélatineuse. C'est un champignon, la Trémelle mésentérique (Tremella mesenterica) qui pousse sur les branches mortes d'un chêne ou un autre arbre feuillu.
Beaucoup de champignons vivent de matière organique morte. Si les champignons étaient de plantes, on les appellerait saprophytes, ('phyte' veut dire 'plante'), mais elles appartiennent au règne des fongiques.


 
La Trémelle se nourrit d'une manière indirecte de bois mort, elle pousse sur le mycélium d'une autre champignon qui à son tour à infesté la branche morte.



20 février 2011

Primevères


Les primevères poussent souvent sous les arbres, et fleurissent en mars, avant que les feuilles des arbres caduques se développent. 



Voilà la première de cet année, une Primevère vraie (Primula veris) avec des petites fleurs très jaunes. Elle semble mal à son aise parmi le brun et gris des châtaigniers autour d'elle, si tôt dans la saison.













Souvent les primevères poussent en grandes quantités, comme ci-dessus. A gauche quelques Primevères vraies parmi beaucoup de Primevères communes (Primula vulgaris) qui ont des fleurs d'un jaune plus blême sur un tige plus court et moins raide.












Toutes les primevères ont des feuilles rugueuses d'un vert clair. 

















Et voilà un hybride, une intermédiaire entre les deux.