La flore du Périgord est riche et abondante et elle nous prépare des belles surprises. Dans ce blog vous trouverez des portraits d'une centaine de plantes et fleurs sauvages d'ici. Au fil des saisons des nouvelles espèces sont ajoutées.

Corine est botaniste et photographe et elle vous proposera des Balades Botaniques guidées et autres activités autour de la flore sauvage, la végétation et la nature en Périgord.
Pour en savoir plus regardez "Les Balades" et le "Calendrier" à droite de ce page.


A bientôt !



30 septembre 2018

Scutellaire en casque


Cette plante pousse dans des endroits humides où le sol est un peu perturbé, par exemple par les engins agricoles ou par les sangliers. Elle est assez commune et fleurit à la fin de l'été. Parfois on la trouve en grande quantités, même au milieu des champs de mais si l'été était humide. Apparemment elle peut germer et pousser quand les traitements avec des herbicides au printemps ont fait leur travail et ne sont plus actifs.





La Scutellaire en casque (Scutellaria galericulata) est une petite Lamiacée pas trop remarquable au première vue. Elle n'est même pas vraiment odorante, comme la plupart des autres Lamiacées.






Les fleurs paraissent toujours par deux. Sur la photo on voit que les corolles sont pourvues d'une sorte de protubération bizarre, une bosse ou casque. Cela sert à quoi? Aucune idée.




Ici une plante bien touffue, dans les aiselles des feuilles opposées des nouvelles tiges carrées se développent. Et quand-même, les fleurs sont jolies!




17 septembre 2018

Viorne obier


C'est la saison des baies, et cette année il y a de quoi manger pour les oiseaux.



Comme par exemple les fruits de la Viorne obier (Viburnum opulus). Ses branches se penchent sous le poids. Elles portent des grappes de drupes rondes et brillantes et un peu transparentes.




Une rayon du soleil les embellit encore. Les feuilles, qui ressemblent aux feuilles d'un érable, commencent déjà à changer de couleur.







Aussi les fleurs blanches ne sont pas à négliger. Elles paraissent au mois de mai. Les petites fleurs à l'intérieur de la corymbe sont fertiles, les grandes fleurs à l'extérieur sont juste là pour rendre la floraison plus visible pour les insectes.





La Viorne obier est une arbuste qui pousse dans des endroits humides. Ici les Viornes font un écran qui cache le petit ruisseau.


6 septembre 2018

Polystic des marécages


La plupart des fougères ont besoin d'un environnement humide pour se sentir bien, et le Polystic des marécages (Thelypteris palustris) en a encore plus besoin que les autres. Cette belle fougère n'est pas très commune, peut-être parce que ses habitats préférés, les marécages et prairies humides, deviennent de plus en plus rares.





Ici, le Polystic des marécages pousse dans une prairie humide aux bords d'un petit ruisseau, presque caché parmi les laîches et iris. Il est drageonnant et le sol est couvert de beaucoup de petites touffes de frondes.







Les frondes sont d'un beau vert clair et finement découpés.






Les frondes fertiles sont un peu plus grands que les autres. Les bords des pinnules se recourbent autour des masses des spores de couleur très sombre.






Oui, il supporte bien les inondations. Au printemps, quand tous les ruisseaux et mares débordent, ses nouvelles frondes cherchent la lumière.


25 août 2018

Angélique sauvage


Les grandes ombelles de l'Angélique sauvage (Angelica sylvestris) dominent la végétation dans une peupleraie proche d'un petit ruisseau. Quand les circonstances sont bonnes, cette plante majestueuse peut atteindre facilement deux mètres de hauteur. Ici, il y a assez d'eau et le printemps a été pluvieux, donc tout va bien.



Cela vaut la peine de la regarder en détail.







Chaque ombelle est composée de deux dizaines d'ombellules sur des pédoncules qui sortent de l'axe centrale, et chaque ombellule a quelques dizaines de fleurs sur des pédicelles qui sortent à leur tour des pédoncules.  Les étamines dépassent les pétales et invitent les insectes à venir. Un grand Cétoine dorée (Cetonia aurata) aux couleurs métallisées ne mange pas seulement les étamines mais toute la fleur.


Ici quelques gaines de feuilles au printemps.




En haut à droite la gaine aboutit en trois pédoncules de feuilles. La gaine à gauche est bien ronde, parce qu'elle contient les boutons des nouvelles tiges florifères de la plante qui vont sortir bientôt. Et il y a une belle décoration de poils et nervures coloriées.





À la fin de l'été les feuilles sont parfois un peu abîmées par intempéries, insectes et maladies. Elles sont pennées et finement dentées.



Les parties visibles de la plante meurent en hiver. Les tiges rondes devenues brun restent longtemps visibles. Des ombelles, il n'y reste pas beaucoup, mais quelques graines tenaces adhèrent encore.



19 juillet 2018

Millepertuis commun


Le Millepertuis commun (Hypericum perforatum) est vraiment une plante de l'été. On trouve ses fleurs jaunes presque partout en ce moment. Bords de routes, lieux abandonnées, champs de culture, jardins, bordures de forêt, même en ville. Il n'a pas de préférence pour un sol, et il supporte bien la sècheresse de la saison.







Parfois on trouve seulement quelques pieds, parfois le Millepertuis commun pousse en grands groupes, comme ici dans une friche.







Chaque fleur a cinq pétales et au centre un sorte de pinceau d'étamines. Sur les bords des pétales on voit des petits points noir. Ce sont des petites glandes, et elles sont typiques pour les Millepertuis, presque toutes les espèces les ont, sur les pétales mais aussi sur les parties vert de la plante.







Les tiges sont ramifiées et chaque rameau porte des fleurs. Les feuilles sont petites et plutôt allongées.





Après la floraison et la fructification les tiges mortes ne disparaissent pas tout de suite. Ils prennent une couleur brun rougeâtre au parfois presque noir. C'est joli avec un peu de givre!




15 juillet 2018

Cirse des champs


Un matin de juillet, juste après le lever du soleil, dans un champ de culture en jachère.









Les premiers rayons éclairent les tiges des Cirses des champs (Cirsium arvense) avec leurs soies blanches. Le champ est parsemé des Andryales à feuilles entières (Andryala integrifolia) avec des petites têtes de fleurs jaune encore fermées, mais les cirses sont en majorité.







Il y a quelques semaines les Cirses étaient encore en pleine floraison, une masse de fleurs lilas-pourpre, avec ça et là une Andryale. Les Cirses  des champs sont des plantes vivaces et ils peuvent fleurir en grande quantité quand les circonstances sont propices. Il faut une terre fertile plus ou moins labourée mais pas trop récemment, et pas trop de compétition d'autres plantes. Les plantes de l'an dernier peuvent ainsi se développer et multiplier.








En bas de la tige le Cirse des champs a des feuilles bien épineuses comme un chardon, mais en haut il y a surtout des fleurs en petites têtes ovales sur tes tiges nues. Elles sont bien appréciées par les insectes. Un Cirse n'est pas un vrai chardon, même si il est aussi piquant. Les Cirses ont des soies plumeuses, cela veut dire que chaque poil dans l'aigrette des fruits est ramifié comme une plume d'oiseau. Les chardons ont des poils simples sans ramifications. C'est un détail, et il faut regarder de près pour le voir.





Maintenant la floraison est terminée, et les graines sont presque mûres, et les plantes mouriront en beauté.


2 juillet 2018

Lotier commun


Quand on se balade en été il est presque inévitable qu'on rencontre le Lotier commun (Lotus corniculatus).



Ici, au bord d'un chemin entre des champs de culture, il pousse en pagaille.











Des centaines de têtes de fleurs en forme de papillon.








Pendant la journée les fleurs sont tournées vers le haut, mais quand la nuit tombe, ils se penchent vers le bas. Ici, quand il y a encore des gouttes de rosée matinale sur les plantes, elles sont encore ensommeillées. La mouche également ne fait non plus l'impression d'être tellement réveillée.



Le Lotier commun est très variable. Il y existent des plantes avec des feuilles ovales  et des tiges plus ou moins couchées et des plantes avec des feuilles plutôt étroites et des tiges montantes.



Il y a presque toujours quelques fleurs orangées parmi les jaunes.






Maintenant les fruits commencent à se développer. Ce sont des gousses longues et droites et cylindriques, se terminant par une pointe.