Dans ce blog vous trouverez des portraits de quelques centaines de plantes et fleurs sauvages du Périgord. Au fil des saisons des nouvelles images seront ajoutées.

Corine Oosterlee est botaniste et photographe plasticienne. Son site corineoosterlee.com.


26 avril 2009

Orchis mâle


Il y a trop de pluie cet avril!


Ici un hymenoptère se refuge dans une fleur d’un Orchis mâle (Orchis mascula). Les fleurs d’orchidées ont, comme tous les monocotyles, trois sépales et trois pétales. Le sépale dorsal et deux petales forment une parapluie au-dessus de la tête de l’insecte. Celui-ci est assis sur le troisième pétale, un labelle avec des taches foncées pour montrer où se trouve le nectar. Mais l'insecte ne cherche pas à manger en ce moment. Les deux autres sépales sont pliés en arrière.





On trouve les Orchis mâles dans les bois de feuillus et les fleurs apparaissent avant que les nouvelles feuilles sur les arbres abriteront le sol de la lumière du soleil. Les feuilles de l’Orchis mâle sont d’un vert foncé avec des taches brunâtres. Malgré leurs couleurs frappantes les plantes ne sont pas tellement faciles à voir parmi les feuilles mortes sous les arbres.


18 avril 2009

Polygala des sols calcaires


Exceptionnelles parmi les plantes sauvages, ici des fleurs de couleurs différentes de la mème espèce font un méli-mélo.



Bleu et blanc dans la pélouse, c’est le Polygala des sols calcaires (Polygala calcarea).

















Les petites fleurs sont bien pourvues d’ornements. Le pétale frangé, blanc sur la photo, sert comme piste d’atterrissage pour les abeilles et les papillons, lesquelles, pour atteindre le nectar, doivent mettre leur proboscis entre deux ailes bleues.


14 avril 2009

Ophrys occidental


Depuis quinze jours les premières orchidées sont en fleur à Trémolat. Elles sont des réprésentantes de la groupe des Ophrys araignées. Voilà la plus précoce, l’Ophrys occidental (Ophrys occidentalis). C’est une petite plante vert pâle, 10 à 20 cm haut. On l’écrase facilement sous le pied quand on la cherche.



Sur le labelle velouté on voit le miroir, une tache plus claire, qui la fait ressembler un peu à une araignée. Au moins dans l’opinion humaine; certaines abeilles sont convaincues qu’il s’agit d’une autre abeille posée sur une fleur verte. Il y a même des yeux!


3 avril 2009

Grande prêle


Beaucoup a changé depuis il y a cent millions d’années, mais pas les créatures insolites ci-dessous.


Elles sont les sporophores de la Grande Prêle (Equisetum telmateia). Pendant le Crétacé plusieurs espèces de plantes vasculaires existaient déjà. (Pas ici en Dordogne; la plus grande partie de la France d’aujourd’hui était au-dessous du niveau de la mer.) Comme les dinosaures la plupart d’entre elles ont disparu ou au moins changé beaucoup, mais pas la famille des Equisetacées. Maintenant on peut trouver des prêles qui ressemblent vraiment leurs ancêtres.














Les sporophores de la Grande Prêle n’ont pas de chlorophylle. Dans quelques semaines les tiges vertes végétatives de la plante paraîtront.








24 mars 2009

Clandestine


Ces taches pourpres sous les peupliers ... c’est quoi?


Cette masse de fleurs entre les feuilles mortes, c’est la Clandestine (Lathraea clandestina). Un parasite qui vit sur les racines du peuplier.















C’est une plante souterraine, on ne voit que ses fleurs et parfois quelques bouts de tiges blanches qui émergent du sol. Entre les écailles blanches les boutons des fleurs apparaissent.


11 mars 2009

Processionnaire du pin


Maintenant les Processionnaires du Pin (Thaumetopoea pythiocampa) ont les fourmis dans les jambes. Elles quittent la barbe à papa dans un pin où elles ont passé l’hiver et descendent vers le sol, en formant une chaîne.



Toute la procession se déplace lentement vers un endroit ensoleillé où le sol est meuble. Arrivées là, les chenilles se regroupent et, avec des mouvement rythmiques, s’enterrent tous ensemble pour commencer la nymphose.












Est-ce qu’il faut être intelligent pour avoir un comportement social complexe comme ces chenilles ?

Pas nécessairement. Il suffit de suivre quelques règles simples pour avoir un comportement de groupe assez complexe. Comme par exemple:

(1) Quand les jours deviennent assez longs et chauds, tu quittes ton nid et tu prends la direction ‘en bas’.
(2) Tu t’attaches à la queue d’une collègue.
(3) Si tu ne trouves pas de queue libre, tu te déplace vers un endroit où la terre sent mieux parce qu’elle est plus ensoleillée et meuble.
(4) Quand tu ne peux plus trouver un lieu qui sent mieux, tu t’arrêtes à marcher et tu commences à faire des mouvements latéraux rythmiques.
(5) Si tu aperçois les mouvements latéraux rythmiques d’une collègue, tu fais aussi ces mouvements, aussi proche d’elle que possible, mème si t'es obligée de lâcher la queue que tu suivrais.
(6) Quand il n’y a plus de lumière (parce que tu es enterrée ou parce que la nuit a tombée) tu ne bouges plus.

Pas besoin de réfléchir, pas besoin de commandant, pas de problèmes de gestion...

7 mars 2009

Ficaire


On a besoin d'un peu de printemps...


... et voilà le Ficaire (Ranunculus ficaria)!