Dans ce blog vous trouverez des portraits de quelques centaines de plantes et fleurs sauvages du Périgord. Au fil des saisons des nouvelles images seront ajoutées.

Corine Oosterlee, botaniste et photographe, vous propose également des Balades Botaniques guidées et autres activités autour de la flore sauvage, la végétation et la nature en Périgord. Pour en savoir plus regardez sur son NOUVEAU SITE baladebotanique.fr.

Son site photographie est corineoosterlee.com.


3 juin 2018

Ophrys abeille


Les Ophrys sont des orchidées qui utilisent une ruse pour attirer des abeilles et autres insectes pour la pollinisation. La fleur est construite de telle manière qu'elle ressemble à un insecte femelle posé sur une fleur ou feuille, et elle émet l'odeur des phéromones. Le labelle est brun, souvent avec des lignes et taches contrastants et les sépales sont verts ou de couleur comme une fleur.






Voilà l'Ophrys abeille (Ophrys apifera). En Dordogne, elle est la plus tardive des Ophrys. Maintenant elle est en pleine floraison. On voit les trois sépales roses, et posé dessus, 'l'insecte' formé par le labelle, avec à gauche et droite des gibbosités comme 'pattes'. Deux petits pétales forment les 'antennes' (même si ils ressemblent plutôt des oreilles, mais l'insecte visiteur n'a pas la même manière de voir que nous). L'organe vert et jaune au milieu est le gynostème, l'ensemble des étamines et du stigmate spécifique pour les Orchidées.

Le bouton en haut est en train de s'ouvrir, le labelle brun émerge déjà. Le bouton est à l'envers, et pendant l'ouverture la fleur se retourne 180°.










Ici une vue latérale. Le labelle est prêt à recevoir un insecte dans ses bras. On voit deux pollinies, des petites massues jaunes de pollen sur des tiges fines. L'une est encore cachée dans le gymnostème, l'autre est sortie. A la base de la tige de la pollinie se trouve une sorte de colle, et quand une abeille atterrit sur le labelle, la pollinie se détache et se colle à la tête de l'insecte, qui peut l'amener vers une autre Ophrys abeille. L'autofertilisation est aussi possible, quand la pollinie se courbe vers le stigmate dans la gorge de la fleur.

Un système bien compliqué mais apparemment efficace.






Que du bonheur dans le pré!