Dans ce blog vous trouverez des portraits de quelques centaines de plantes et fleurs sauvages du Périgord. Au fil des saisons des nouvelles images seront ajoutées.

Corine Oosterlee est botaniste et photographe plasticienne. Son site corineoosterlee.com.


31 juillet 2015

Cuscute du Bident


Les Cuscutes sont des plantes parasitaires. Elles n'ont pas de racines et non plus de feuilles, et avec leurs tiges fines elles se serpentent autour de la plante hôtesse. Avec des petits sucoirs elles prennent la sève de celle-ci.

La Cuscute du Bident (Cuscuta scandens) est considérée comme une plante invasive. D'ailleurs la plante qu'elle a choisie ici comme source de nourriture, une Renouée du Japon (Reynoutria japonica), l'est aussi.







La Cuscute du Bident est encore rare en Périgord, mais elle est en expansion. Elle pousse ça et là sur les berges de la Dordogne, et la rivière la sert comme moyen de transport.






Beaucoup de petites fleurs blanches vont donner beaucoup de petits fruits ronds.



14 juillet 2015

Phalangère rameuse


Une nuage blanche sous les pins...





Des milliers de petites fleurs blanches s'épanouient. La Phalangères rameuse (Anthericum ramosum) est en fleur.Il ny a pas toujours tant de fleurs ensemble, parfois on ne trouve qu'un petit groupe de quelques pieds.




Elle est une plante à bulbe, avec des tiges et feuilles fines et des fleurs délicats.



Oui, elle est proche des lys. Comme le Lys, et d'ailleurs beaucoup d'autres plantes à bulbes, elle a six pétales et des feuilles à nervure parallèles.



10 juillet 2015

Brunelle à feuilles hastées


Il n'y a pas beaucoup de fleurs dans les châtaigneraies, mais parfois on en trouve. Ici, parmi les feuilles vertes des jeunes châtaigniers, un pied de la Brunelle à feuilles hastées (Prunella hastifolia).




Pas tellement facile à voir, mais, en fait, elle a des feuilles hastées.


 



Les grandes fleurs bleues aiment bien de voir un peu du soleil. Cet exemplaire pousse dans une clairière.



8 juillet 2015

Epipactis à grandes feuilles


On peut passer à côté sans le voir. Même si c'est une plante assez grande, jusqu'à 80 cm de hauteur. L'Epipactis à large feuilles (Epipactis helleborine) se confond bien avec son environnement, il pousse à l'ombre des arbres et il a des couleurs assez discrètes.




Mais qu'il est beau, quand on regarde les fleurs de près!



Chaque pied est différent, même si les fleurs sont toujours dans les tonalités de vert, rouge et pourpre avec une touche de jaune.

Il fleurit de mi-juin à fin juillet. Cet année la floraison ne durera pas longtemps, il fait trop sec et trop chaud.




25 juin 2015

Epiaire droite


Dans les derniers rayons du soleil, sur une pente herbeuse.




L'Epiaire droite (Stachys recta) est une plante de la famille des Lamiacées qui pousse dans les pelouses et les champs sur calcaire. Comme la plupart des lamiacées, elle a une tige carrée et des feuilles opposées.






Si on regarde de près, on voit que ses petites fleurs sont vraiment belles, d'un blanc crème avec des tirets et taches rouges. Les étamines sous le lèvre supérieur s'écartent comme des bras ouvertes pour bien accueillir les insectes pollinisateurs.




24 juin 2015

Germandrée des montagnes


Au ras du sol, sur une pente pierreuse et sèche, pousse un tout petit arbuste.





Les branches du Germandrée des montagnes (Teucrium montanum) sont comme colllées au sol.





En juin elle fleurit avec des touffes de fleurs crèmes. Comme dans toutes les germandrées, elles ont une labelle grande, mais pas de lèvre supérieure. Les étamines dépassent la fleur.



31 mai 2015

Un drame


Chez la plupart des fleurs le pollen est une sorte de poussière fine. Quand un insecte visite une fleur il en est saupoudré et il le porte dans ses poils vers une autre fleur qui sera ainsi pollinisée.

Chez les orchidées, on trouve dans chaque fleurs deux pollinies en forme de petite massue. Au sommet de la pollinie se trouve le pollen, à l'autre côte de la colle. Quand un insecte visite la fleur, la pollinie se détache et se colle à la tête de l'insecte. L'insecte poursuit son chemin avec une ou deux protubérations sur sa tête. Quand il commence à butiner un autre fleur, le bout avec le pollen de la petite massue touche le stigmate de celle-là et elle sera pollinisée.

Si tout va comme il se doit.


Voilà un petit papillon, un Damier des prés (Mellicta parthenoides) posé sur un Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis), dans la lumière douce du soir. Oui, c'est beau!



Mais il ne bouge pas du tout! Est-ce qu'il est endormi? Non, il est épuisé, et peut-être affamé, au milieu des fleurs pleines de nectar.



Après quelques minutes il commence à bouger et il essaye de mettre son proboscis dans une fleur. Le nectar se trouve au fond de l'éperon fin et long de la fleur. Il n'arrive pas à le faire, son proboscis ne rentre pas.
Des pollinies d'orchidée s'y sont collées et elles empêchent qu'il le rentre dans l'éperon. Sur les photos on voit les pollinies comme des petits objets jaune et violet.




Il essaye de se débarasser des pollinies, il frotte sa patte le long du proboscis. En vain, la colle est trop forte.



Encore une fois. Non, il n'y arrive pas.




Il n'a plus d'énergie pour continuer. Il ne peut même pas replier son proboscis comme il le faut. Est-ce qu'il va survivre? Non, si la colle ne lâche pas, il va mourir de faim et de soif et de fatigue.

On ne peut pas l'aider avec une pincette, il est trop fragile. Et on ne peut pas amener les papillons sauvages chez le vétérinaire. Non, ça ne va pas.