Dans ce blog vous trouverez des portraits de quelques centaines de plantes et fleurs sauvages du Périgord. Au fil des saisons des nouvelles images seront ajoutées.

Corine Oosterlee, botaniste et photographe, vous propose également des Balades Botaniques guidées et autres activités autour de la flore sauvage, la végétation et la nature en Périgord. Pour en savoir plus regardez sur baladebotanique.fr.

Son site photographie est corineoosterlee.com.


10 avril 2021

Laîche glauque

Cette plante est très commune en Périgord, mais on peut passer à côté d'elle sans la voir. La Laîche glauque (Carex flacca) est discrète, même quand elle est en fleur, comme ici. Elle ne monopolise pas l'espace, on trouve toujours des autres espèces à côté d'elle. Ici entre autres le Sanicle d'Europe (Sanucula europaea).  Elle est une plante des forêts secs.



 

Parfois on la trouve en grands groupes, les tiges proches l'un de l'autre, mais elles ne poussent jamais en touffe comme beaucoup d'autres laîches.

 



 

 

Les fleurs femelles et mâles se trouvent sur des épis séparés. On ne voit pas grand'chose des fleurs. Des épis femelles sortent les pistils blanches, trois par fleur. En haut de la tige se trouve un, parfois plusieurs, épis mâle, et leurs fleurs portent des étamines jaune pâle. Sur la photo les étamines commencent déjà à flétrir et ils deviennent brun. C'est normal, le pollen sort avant que les étamines de la même plante se déployent, pour éviter l'autofécondation.





 

Quand les fruits commencent à grandir, les fleurs femelles se développent en utricules qui sont assez rondes chez la Laîche glauque.

 



 

Il y a beaucoup d'espèces de Laîche et parfois ils sont difficiles à distinguer l'un de l'autre. Avec la Laîche glauque c'est un peu plus facile, elle est bleuâtre, elle pousse partout, et contrairement à la plupart des Laîches, elle pousse aussi dans des endroits secs.

 


 



15 mars 2021

Drave des murailles

 

Cette petite plante à fleurs blanches pousse presque partout en ce moment. On trouve la Drave des murailles (Draba muralis) sur les murs, évidemment. Ici sur un vieux mur en pierre.



 

Mais il pousse aussi ailleurs, comme par exemple dans un champ agricole un peu négligée.

 


 

Quand les circonstances sont favorables elle peut pousser en masse, mais sa floraison ne dure pas longtemps. Elle a besoin d'un endroit où il n'y a pas trop de compétition d'autres plantes, un sol avec du calcaire, et surtout la bonne saison. C'est son stratégie de survie: pousser rapidement avant que les autres plantes poussent, produire vitevitevite des fleurs et produire beaucoup de graines pour l'année prochaine.



 

Voilà les fruits: des siliques ovales qui contiennent chacune une dizaine de tout petits grains brunâtres.




 

On ne voit pas souvent une Drave des murailles toute seule! Ici on voit bien les petites feuilles dentées et un peu duveteuses. Il y a beaucoup de petites plantes à fleurs blanches au printemps, ces feuilles aident à distinguer la Drave des murailles des autres espèces.



31 janvier 2021

Genévrier commun

 

On associé en général le Genévrier commun (Juniperus communis) avec des lieux plus ou moins ouverts, mais ici, dans une chênaie sous la pluie, on voit des exemplaires un peu rabougri. 



 

En Périgord, les chênaies pubescents se developpent souvent sur les anciennes pâturages de moutons. Quand une terre est abandonnée, Le Genévrier est une des premières plantes ligneuses qui commence à pousser. Il crée de l'ombre et un peu de protection pour les plantules d'autres arbres et arbustes et dans quelques décennies la pelouse est transformée en forêt. Les Genévriers aiment le soleil, et maintenant ils sont à l'ombre, ceux  qui sont encore là meurent lentement de manque de lumière et de vieillesse.



 

Ici, la forêt ne s'est pas encore developpée. Les Genevriers ont l'air d'être en pleine forme, assez majestueux.

 


 

Les auguilles très piquantes sont appréciées par les araignées qui les couvrent avec leurs toiles.


19 janvier 2021

Renoncule bulbeuse

Beaucoup de plantes font en automne des rosettes au ras du sol. C'est un peu risqué, parce qu'il ne faut pas que les feuilles gèlent.  La Renoncule bulbeuse (Ranunculus bulbosus) ne craint pas trop de givre; grâce a un concentré de sucres dans la sève elles sont protégées. 

 


Et si quand-même quelques feuilles disparaissent, pas de problème, la plante fera des autres. 

Comme son nom le dit, la Renoncule bulbeuse fait une bulbe. Juste au-dessous du collet la racine s'élargit. Si on creuse un peu, on trouve une sorte de navet grand comme une bille.



Au printemps la plante se développe et maintenant on voit que ses fleurs ressemblent à celles des autres Renoncules bouton d'or.  Contrairement à beaucoup de ces autres Renoncules jaunes, celle-ci aime les milieux secs et pauvres comme les pelouses calcicoles. 

 


Un peu de rosée et on voit que la plante est hirsute, surtout les sépales, jaunes et recourbées vers la tige pendant la floraison. Comme chez beaucoup de Renoncules, les feuilles de la rosette et le bas de la tige sont différentes de celles sous la fleur.

 


 

Entre une couronne de petales et une couronne d'étamines, toutes les deux aussi jaunes que la fleur, on voit déjà les fruits se développer.