La flore du Périgord est riche et abondante et elle nous prépare des belles surprises. Dans ce blog vous trouverez des portraits d'une centaine de plantes et fleurs sauvages d'ici. Au fil des saisons des nouvelles espèces sont ajoutées.

Corine est botaniste et photographe et elle vous proposera des Balades Botaniques guidées et autres activités autour de la flore sauvage, la végétation et la nature en Périgord.
Pour en savoir plus regardez "Les Balades" et le "Calendrier" à droite de ce page.


A bientôt !



14 mars 2019

Fleurs de Charme


Les Charmes (Carpinus betulus) sont en fleur!



Ici une branche avec quelques châtons mâles. Les châtons femelles sont plus petits, il y a un, avec des pistils rouges à peine visibles, au milieu de l'image.




Un châton femelle avec quelques fleurs, on ne voit que les pistils rouges et quelques écailles.



10 mars 2019

Myrobolan


Les giboulées de mars.












Les pétales du Myrobolan (Prunus cerasifera) tombent.


9 mars 2019

Orme champêtre


Dépêchez-vous si vous voulez voir L'Orme champêtre (Ulmus minor) en fleur, la floraison est de courte durée!

Pour commencer, il faut chercher un Orme. Cela ne devrait pas être difficile, c'est un arbre commun. Bonne chance que vous le trouverez aux bord de la Dordogne ou d'une autre rivière. En ce moment, il est reconnaissable à une masse de petites boules pâles ou rougeâtres qui couvrent les branches.






Une floraison plutôt discrète, mais en ce moment l'avalanche de floraison printanière n'a pas encore commencée, et ces petites têtes de fleurs attireront bien votre attention.







Chaque boule contient des étamines et des pistils, et pas grand-chose d'autre. Parfois l'écaille qui protégeait le bouton avant l'éclosion est encore présente. Les bourgeons qui vont donner des feuilles sont encore bel et bien fermés.






La boule à gauche commence à s'épanouir, les étamines s'allongent et certains montrent déjà un peu de pollen. Aussi les premiers pistils, qui ressemblent à des petites plumes blanches, sortent. La tête de fleurs à droite est déjà à la fin de floraison, seulement quelques étamines assèchés s'accrochent encore, et les plumes blanches des fleurs femelles dominent. Les graines commencent à pousser, elles sont vertes, entourées pas des écailles membraneuses couleur rouille et couronnées par les pistils.
 





La même chose encore une fois. À gauche une tête de fleurs à la fin de floraison, en bas une au début. Comme chez beaucoup de plantes anémophyles (qui ont besoin du vent pour disperser leur pollen), les pistils se développent un peu plus tard que les étamines.

Peut-être que vous ne pensez pas cela spectaculaire mais...




6 mars 2019

Frêne commun


Pas trop loin d'un ruisseau bordé de peupliers italiens, à la limite d'un champ de culture, poussent quelques grands arbres aux cimes arrondies. Ces arbres plutôt majestueux sont des Frênes communs (Fraxinus excelsior).





Il pousse presque partout où le sol contient assez d'humidité, pas seulement en solitaire, mais aussi dans les forêts de feuillus ou des ripisylves.




Ces trois Frênes sont devenu tellement hauts que les sommets sont cachés. Les feuilles qu'on voit sont celles des arbres plus bas qui les entourent.




Quand l'arbre est jeune l'écorce est lisse, quand il vieillit des crévasses se forment, et le tronc commence à ressembler un peu à un tronc de chêne.





Les feuilles sont pennées et d'un vert franc. Ci-dessous on voit celles d'une jeune arbre de l'année à côté de quelques Grandes prêles.





Et maintenant les boutons de fleurs de Frêne éclorent. Les boutons, ceux des feuilles comme ceux des fleurs, sont noir profond.


Cet arbre ici ne porte que des fleurs mâles. Il n'y a pas de pétales ou sépales, les étamines, certaines déjà ouvertes avec du pollen, se présentent tel quel, toutes nues.




28 février 2019

Pulmonaire à longues feuilles


Presque toute l'année on peut trouver les feuilles de la Pulmonaire à longues feuilles (Pulmonaria longifolia). Il faut les chercher dans les forêts, au bord d'un chemin, de préférence dans une châtaigneraie ou autre bois sur sol plutôt acide. Les feuilles sont tachetées, et avec un peu (beaucoup!) de fantaisie on dirait qu'elles ressemblent 'l'intérieur d'un poumon'. D'où son nom. Par analogie, selon certains, la plante serait utilisable en médecine pour des maladies du poumon. Laissons de côté les croyances diverses...




En ce moment elles font des petites rosettes et les boutons des fleurs sont déjà visibles. Comme chez beaucoup de plantes tachetées, chaque individu a des taches typiques pour elle, de forme, taille et intensité propre à cet individu. Il n'y a pas deux plantes pareilles.






La plante ci-dessous a encore une feuille de l'an dernier. En été, la Pulmonaire à longues feuilles produit des feuilles beaucoup plus grandes, jusqu'au 50 cm de longueur. Les vieilles feuilles disparaissent en hiver. Sauf cette seule feulle ci-dessus, apparemment.





Maintenant, fin février, on peut trouver les premières fleurs. Et quelles fleurs!




Il n'y a rien d'anormal, c'est une plante qui fleurit précocement, à la fin d'hiver. Le temps chaud et ensoleillé exceptionnel des dernières semaines n'a pas eu tellement d'influence sur elle; les nuits froides ont bien freiné la végétation. 




10 février 2019

Charme


Le Charme (Carpinus betulus) est un arbre très commun en Périgord. Il pousse surtout sur des versants nord et dans les vallées profonds, où il peut former des forêts étendues et ombragées. Il a remplacé les Hêtres, qui ont quasiment disparus de Dordogne. Même type d'arbre, à peu près le même habitat. Normalement les charmes n'atteignent pas un grand age. On ne rencontre pas tous les jours un vieux Charme comme celui-ci. Ce Mathusalem est plutôt haut que large, et son son tronc montre un réseau d'épaisseurs, comme si l'arbre serait composé de plusieurs troncs fins et entrelacés.





C'est normal pour un Charme d'avoir le tronc cannelé, comme on voit ci-dessous. Si on ne le voit pas, on peut le sentir en passant ses doigts sur l'écorce fine pour sentir le bois ondulé au-dessous.





A peine visible sur la photo: les boutons commencent à grandir dans ce bosquet encore bien hivernal. Le Charme developpe ses feuilles un peu avant les Chênes et Châtaigniers. Encore quelques semaines et les boutons commencent à éclore.



Et voilà, fin mars, les feuilles!



Elles ressemblent aux feuilles d'un Hêtre, mais elles sont plus mates et d'un vert plus clair, et il n'y a pas de poils sur les bords.

Les châtons - ici les mâles - se développent en même temps que les feuilles.



Ils bougent avec le vent qui transporte les pollen où il veut.




30 janvier 2019

Chèvrefeuille des haies


Voilà une Chèvrefeuille qui ne grimpe pas.




En hiver la Chèvrefeuille des haies (Lonicera xylosteum) semble une arbuste un peu quelconque. Pas trop grand, des tiges opposées d'un gris clair, et encore quelques feuilles ovales, elles aussi opposées. Les feuilles qui restent sont sales et jaunâtres après une longue saison de photosynthèse.



On la trouve assez souvent dans nos bois, souvent en lisière mais aussi dans l'ombre sous les arbres, avec une légère préférence pour les sols calcaires. Ici on le voit en plein été. On ne dirait pas tout de suite une chèvrefeuille.

Au printemps, quand elle fleurit, on voit bien que la Chèvrefeuille des haies est une vraie Chèvrefeuille.


La forme des feuilles, la couleur des nouvelles tiges, et surtout les fleurs odorantes: sans équivoque une Chèvrefeuille. Parce que les fleurs n'ont pas de tube longue, elles sont accessibles pour beaucoup d'insectes, pas seulement par les papillons.

Quel plaisir de la rencontrer!