Dans ce blog vous trouverez des portraits de quelques centaines de plantes et fleurs sauvages du Périgord. Au fil des saisons des nouvelles images seront ajoutées.

Corine Oosterlee, botaniste et photographe, vous propose également des Balades Botaniques guidées et autres activités autour de la flore sauvage, la végétation et la nature en Périgord. Pour en savoir plus regardez sur son NOUVEAU SITE baladebotanique.fr.

Son site photographie est corineoosterlee.com.


28 avril 2020

Euphorbe de Séguier


Les côteaux calcaires ont encore un aspect assez aride, les fleurs qu'on y trouve en ce moment sont des espèces petites, la 'grande floraison' commence en mai. Cette Euphorbe de Séguier (Euphorbia seguieriana), plus grande, n'a pas beaucoup de compétition en ce moment.





Elle forme des touffes dispersées d'un jaune-vert lumineux.




Il est facile à voir que c'est une vraie Euphorbe, elle a les fleurs typiques avec les petites boules pendantes qui sont les débuts de fruits.



Les feuilles sont d'un vert bleuâtre et étroites comme les aiguilles d'un conifère mais pas si raides, elles sont douces au toucher.  On voit que l'image est prise en été, l'ombelle de fleurs à gauche est assèchée.





Toute cette verdure printanière donne une impression festive!


21 avril 2020

Aubépine monogyne


En ce moment il y a une explosion de floraison blanche. La responsabilité pour cette conflagration est partagée parmi plusieurs plantes, dont la plus importante est sans doute l'Aubépine monogyne (Crataegus monogyna).




Ici on la voit, un petit arbre, derrière une nuage de Cerfeuil sauvage (Anthriscus sylvestris).







Que elle est belle, cette Aubépine! Et en plus, elle sent bon!





Si on regarde bien on voit que chaque fleur n'a que une style (et une ovaire, mais celle-là est caché au fond de la fleur), de là le 'monogyne' dans son nom. Des étamines avec du pollen rose entourent le style.




L'Aubépine monogyne pousse dans des haies, en lisière de forêt, ou même carrément à l'ombre dans les bois. Souvent ses branches s'entremèlent avec celles d'autres arbres et arbustes.





En automne ses feuilles en forme de petites mains changent de couleur. Quelques fruits, drupes, de couleur rouge foncé sont encore là en attendant d'être mangées par les oiseaux.




20 avril 2020

Véronique des champs


La plupart des Véroniques ont des fleurs bleues et la Véronique des champs (Véronica arvensis) ne fait pas exception. Chez elle les fleurs sont vraiment petites.


Comme d'ailleurs la plante, ici tôt dans la saison dans une pelouse sèche.




Dans la corolle les pétales sont soudées entre elles pour former une sorte d'entonnoir. Chaque plante fait beaucoup de fleurs, mais parce qu'elles sont éphémères et se détachent facilement de la plante on voit plutôt les boutons et les fruits.




Celles-là sont en forme de coeur, une reste du style est encore visible. Les tiges s'allongent beaucoup après la floraison pour avoir de l'espace pour tous ces fruits.




La Véronique des champs est une plante commune. Comme son nom le dit, elle pousse dans les champs, mais aussi dans les jardins, des endroits à végétation éparse dans les pelouses, ou sur les vieux murs. Ou comme ici dans un lieu où on a brûlé des branches l'année dernière.


14 avril 2020

Epervière bleuâtre


Cela a commencé avec des feuilles tachetés de rouge foncé, des belles feuilles.





La couleur sombre des taches peut être plus ou moins foncé. Ces feuilles sont duveteuses.







Et la jeune tige aussi.





Maintenant les fleurs jaune soleil sont apparues. La floraison de l'Epervière bleuâtre (Hieracium glaucinum) commence quand les premières feuilles des arbres ce montrent, elle est plus précoce que chez les autres Epervières. Les fleurs ligulées sont dentées, on pense qu'un petit animal est venu pour les grignoter.



Souvent on trouve des grands groupes au même endroit.




L'Epervière bleuâtre égaie les bordures de forêt sur sol calcaire. Sa floraison n'est pas longue, quand mai arrive c'est déjà terminé.





Plus tard dans la saison. La plante est mangée par les pucerons mais les fruits avec leurs petites aigrettes sont encore présents.


5 avril 2020

Myosotis hérissé


Les feuilles de ce petit Myosotis hérissé (Myosotis ramosissima) sont teintées de de rouge. Les nuits encore froides l'ont incité à produire un pigment, l'anthocyane, qui protège la plante contre les tempétatures basses. C'est nécessaire, les pelouses calcaires avec une végération éparse, où il pousse, sont au début du printemps bien exposé au vent et au froid. Comme au soleil qui tape dans la journée d'ailleurs. Les plantes qui vivent ici doivent s'adapter à des circonstances dures.





Le Myosotis hérissé fleurit avec beaucoup de fleurs bleues. Un bleu spécial, typique pour les Myosotis. Bleu bébé, avec parfois une touche de rose ou jaune ou blanc, aussi bébé.






Avant la floraison les cymes avec les boutons de fleurs sont recurvées comme les nouvelles crosses d'une fougère. Cela est typique pour les plantes de la famille des Boraginacées à laquelle appartiennent les Myosotis. On distingue les différentes espèces de Myosotis surtout à leurs poils. Cet espèce a des poils courtes et lisses plaqué contre les tiges, les poils longs et légèrement courbés sur les feuilles, et des poils avec un petit crochet à la fin sur les capsules. Difficile à voir à l'oeil nu sur une plante si petite.





En général on trouve beaucoup de plantes de cet annuelle dans un même endroit.




Après la floraison les cymes s'allongent, le Myosotis hérissé produit beaucoup de fleurs pendant sa courte vie.