Dans ce blog vous trouverez des portraits de quelques centaines de plantes et fleurs sauvages du Périgord. Au fil des saisons des nouvelles images seront ajoutées.

Corine Oosterlee est botaniste et photographe plasticienne. Son site corineoosterlee.com.


30 juin 2009

Panicaut champêtre


Les feuilles épineuses qui grattent les chevilles quand on traverse une prairie sont du Panicaut champêtre (Eryngium campestre).


Il est facile à reconnaitre par sa couleur; une couche de cire qui protège la plante contre les coups de chaleur la donne son aspect vert-bleuâtre.













On dirait un chardon, une plante épineuse avec des fleurs en capitules. Mais non, le Panicaut champêtre ne fait pas partie de la famille des Asteracées comme les chardons, mais de la famille des Apiacées. Les membres de cette famille ont des ombelles, comme on voit bien chez la carotte sauvage ou le fenouil.



Avec le Panicaut champêtre les pédoncules des fleurs individuelles sont tellement raccourcies qu'on ne les voit plus. Les bractées forment une couronne au-dessous les fleurs.

22 juin 2009

Hippocrépide à toupet


L'Hippocrépide à toupet (Hippocrepis comosa) pousse dans des endroits secs et ensoleillés, parfois en masse.


Le matin, les fleurs encore endormies, couronnées de rosée ...

















... et plus tard dans la journée, éveillée.


11 juin 2009

Sauge commune


La Sauge commune (Salvia pratensis) n'est pas une sauge qu'on peut utiliser pour assaisonner les plats; elle est presque inodore.



La floraison est presque terminée, et les tiges en fleur qui restent seront bientôt fauchées, en même temps que l'herbe dans les prairies où elle pousse.















La Punaise assasin (Rhinocoris iracundus) se pose entre les fleurs à l'affût. Elle suce sa proie, un autre insecte, avec son rostre.















Elle semble préférer la Sauge commune. Pourquoi? Oui, son rouge va bien avec le bleu de la fleur, mais probablement la vanité n'entre pas dans les déliberations de la bête. Et il n'y a pas plus d'insectes sur les sauges que sur les autres fleurs, paraît il. Pourquoi donc?

1 juin 2009

Graminées


La floraison des graminées est de courte durée.


Aujourd’hui il est difficile de trouver une seule panicule du Brome des prés (Bromopsis erecta) en fleur, mais il y a une semaine on pourrait voir presque partout ses anthères jaunes agitées par le vent.













Pour voir l’Amourette (Briza media) en fleur, il faut également attendre presqu'un an. Ici une jeune sauterelle se repose entre les épillets.















L’avoine dorée (Trisetum flavescens) est encore en pleine floraison. Maintenant ses panicules fines sont plutôt argentées que dorées.















Dans cette prairie hier soir le soleil couchant faisait sortir les couleurs des trois espèces. Rose-pourpre pour les Amourettes, jaune pour le Brome des prés, mélangé avec les panicules blanches de l’Avoine dorée.


19 mai 2009

Muscari à toupet



Cette araignée crabe ne construit pas une toile, mais se pose dans une fleur en attendant une proie. Quand un insecte arrive à la recherche du nectar, elle le saute sur le dos et le tue. Oui, c'est bien une 'elle', les mâles sont beaucoup plus petits. Ici elle a choisi un Muscari à toupet (Muscari comosum).









Maintenant on trouve le Muscari à toupet au bord des routes et dans des prairies. C’est une plante bulbeuse, comme les muscari qu’on trouve dans les jardins.


Sur la photo ici on voit bien qu’elle a deux types de fleurs. En bas il y a des fleurs pourpres ou brunâtres qui sont fertiles. Avec sa partie supérieure la plante attire les insectes (et les araignées) avec des fleurs infertiles d’un bleu flambant.


9 mai 2009

Spirales


Dans la plupart des plantes vasculaires les jeunes feuilles sont pliées ou enroulées en forme de cylindre. Pas dans les fougères, leurs jeunes frondes font des spirales. Maintenant c’est le moment de les chercher. Les deux espèces suivantes sont faciles à trouver.


La Langue de Cerf (Asplenium scolopendrium) pousse dans l’ombre des arbres, sur des pentes raides et pierreuses.
















Et la Fougère Aigle (Pteridium aquilinum) couvre le sol dans des chênaies et châtaigneraies.


4 mai 2009

Deux ophrys


Voilà les deux orchidées les plus petites de Trémolat, seulement quelques centimètres de hauteur. Attention de ne pas les écraser sous les pieds! Elles poussent dans des lieux arides avec peu de végétation. Une clairière dans une chênaie ouverte, mais aussi un endroit qui n’a pas l’air belle ou naturelle du tout. Le genre de lieu où les gens brûlent leurs ordures ou font du motocross.

Toutes les deux font partie du genre des Ophrys, dont les fleurs ressemblent à un insecte posé sur une fleur. Au moins, certains abeilles mâles sont convaincus qu’il s’agit des abeilles femelles ; ils essayent de copuler avec la fleur et emmènent donc le pollen d’une fleur à une autre.



La première c’est l’Ophrys jaune (Ophrys lutea).


















Et ci-dessous l’Ophrys sillonné (Ophrys sulcata).

















Ces espèces méditerranéennes ont leur limite nord dans cette partie de la France. Peut-être parce qu’elles ne supportent pas le froid; peut-être que leurs pollinisateurs ne peuvent vivre que dans les climats doux.