Dans ce blog vous trouverez des portraits de quelques centaines de plantes et fleurs sauvages du Périgord. Au fil des saisons des nouvelles images seront ajoutées.

Corine Oosterlee est botaniste et photographe plasticienne. Son site corineoosterlee.com.


24 septembre 2010

Floraison automnale


Voilà quelques petites fleurs qu'on ne trouve que maintenant.

La Scille d'automne (Scilla autumnalus) pousse dans des endroits secs avec peu de végétation. Elle est assez rare en Dordogne, donc il n'est pas évident qu'on la rencontre. En plus, elle est la plus petite des Scilles, à peine 10 centimètres pour un grand exemplaire. C'est seulement pendant deux semaines que la Scille d'automne fleurit, et en dehors de cette periode elle est presque invisible. Comme les autres Scilles, qui fleurissent au printemps, c'est une plante bulbeuse et la plus grande partie de l'année elle reste sous terre. Après la floraison on peut trouver les feuilles si on cherche vraiment vraiment bien, petites, vertes-grises, large d'une millimètre.



Cet année elle avait un peu de retard. Probablement elle a attendu la fin de la sècheresse avant de montrer ses petites étoiles lilas. 















Normalement on trouve en septembre des centaines de petites Spiranthes d'automne (Spiranthes spiralis). Au moins, si on cherche sur les pelouses pauvres, sèches et calcaires,un type de terrain bien spécial qui n'est pas présent en abondance. Cet année je n'ai trouvé que deux exemplaires, ils aussi plus tard que d'habitude.


Le portrait du premier Spiranthe d'automne.


















Le deuxième se trouvait cent mètres plus loin. De celui-ci quelques fleurs en détail. On voit, c'est vraiment une orchidée, en miniature. Une pierre lui donne un arrière-plan bleu.

13 septembre 2010

Vigne-vierge


Les Vignes-vierges, qui montrent maintenant leurs belles couleurs d'automne, existent en plusieurs déclinaisons. Elles ont toutes des petites baies bleues qui ressemblent un peu des raisins. Oui, les Vignes vierges sont, comme les vraies vignes, de la famille des Vitacées.


Les lianes à l'état sauvage, dont les guirlandes dans des arbres commencent maintenant à tourner en rouge, sont le plus souvent d'une espèce qui va sous le nom de Fausse Vigne-vierge de Virginie (Parthenocissus inserta). Les feuilles sont en forme de main avec cinq doigts séparés.











La vraie Vigne-vierge de Virginie (Parthenocissus quinquefolia) a aussi des belles couleurs d'automne et des feuilles divisées en cinq petites feuilles, mais elle pousse surtout sur les murs et on ne la trouve que rarement en état sauvage. Comme on voit ici, sur une photo prise l'hiver passé quand il neigeait, elle a des vrilles avec des petites ventouses pour s'attacher à la surface.








Ces deux espèces sont d'origine Nord-Americaine, la suivante est originaire d'Asie.


La Vigne-vierge Japonaise (Parthenocissus tricuspidata) a des feuilles entières, lobée en trois ou parfois cinq ou plus de pointes. Les jeunes feuilles qu'on voit sur cette photo de juin sont bordées de rouge.

10 septembre 2010

Genévrier commun


Les matins brumeux de septembre les Genévriers communs (Juniperus communis) sse ont tous transformés en arbres de Noel précoces. Ils sont couverts de toiles d'araignées que les gouttes de brume rendent visible. Les araignées sont là parce qu'il y a beaucoup de petits insectes qui trouvent pleinement à manger sur les Genévriers. Les baies sont aussi comestibles pour nous, elles sont très parfumées et ont un goût amer-doux. Délicieuses dans la choucroute. (Oui, la baie donne aussi son nom à ce boisson Hollandais, le genièvre, qui d'ailleurs ne contient à peine des baies de Genévrier aujourd'hui.)


Voici quelques branches d'un Genévrier femelle avec des baies mûres entre les toiles d'araignée. Ce n'est qu'après presque deux ans qu'elles mûrissent et deviennent bleues.














En avril-mai les Genévriers fleurissent: ici quelques branches d'un mâle au début de floraison. Les Genévriers sont des anémophiles, quand on les touche, les pollen se dispersent en nuages de fumée.

1 août 2010

Carotte sauvage


Dans une prairie sèche qu'on a oublié de tondre les Carottes sauvages (Daucus carota) profitent. Elles peuvent pousser jusqu'aux épaules. Elles émettent une vague odeur de carotte, mais la racine est blanchâtre et elle ne se mange pas.



Les taches jaunes parmi les Carottes sauvages sont les Picrides fausses-épervières (Picris hieracioides).















Une ombelle isolée contre un ciel morne montre les caractéristiques de la famille des Apiacées. A la base de l'ombelle se trouve l'involucre, une couronne de feuilles finement divisées. L'ombelle elle-même consiste de quelques dizaines d'ombellules qui s'étendent comme autant des petits parasols. Chaque ombellule porte quelques bractées et un bouquet de tiges avec des petites fleurs blanches.

Dans les ombellules on voit des taches noires, les débuts des fruits. Juste au milieu, un peu au-dessus de la tige centrale, on peut discerner une tache d'une couleur plus foncée. Dans environ la moitié des Carottes sauvages on trouve des ombelles qui portent au milieu une fleur ou une ombellule rouge foncée.










Normalement ces fleurs rouges sont petites et incomplètes, mais cette fleur semble de porter des étamines blanches.

9 juillet 2010

Rénoncule flottante


Fin mai, la Dordogne était couverte par des millions de petites fleurs blanches, les Rénoncules flottantes (Ranunculus fluitans).


Dans les endroits où l'eau est peu profonde les plantes sont enracinées dans le sol et les tiges longues et lisses atteindent la surface. Parfois le courant les déracine et transporte les tapis de fleurs en aval.












Début juin, après les fortes pluies, l'eau de la rivière a monté et les Rénoncules flottantes ont quasiment disparues. Maintenant, après quelques semaines de beau temps, la Dordogne s'est calmée et elles sont de retour.



Au grand plaisir de cette libellule, une Caloptéryx éclatante (Calopteryx splendens), qui est en train de pondre ses oeufs entre les tiges submergées.















Les cygnes trouvent pleinement à manger dans les masses de Rénoncules flottantes. Ici un couple se répose.

7 juin 2010

Salsifis des prés


C'est seulement le matin, en plein soleil, que les fleurs du Salsifis des prés (Tragopogon pratensis) sont ouvertes. Voici une avec quelques visiteurs.






















Comme la plupart de ces cousines, les autres membres de la famille des Asteracées, le Salsifis des prés produit des aigrettes pour faire disperser ses graines par le vent. Les têtes de fleurs se sont transformées en boules d'aigrettes grands comme une balle de tennis.












Parce qu'elles sont tellement grandes on peut facilement distinguer les détails. L'akène forme le poignet d'une parapluie, et les tiges souple de celle-la sont tissés ensemble par des fils blancs très fins.

2 juin 2010

Orchis pyramidal


L'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) est assez commun en Périgord. En mai, au début de floraison, les têtes de fleurs sont petites et triangulaires, maintenant, en juin, elles deviennent plus allongées.


Elles poussent aux bord des routes et dans des prairies. Quand on tond l'herbe, on aperçoit le parfum de vanille dans l'herbe coupée.