Dans ce blog vous trouverez des portraits de quelques centaines de plantes et fleurs sauvages du Périgord. Au fil des saisons des nouvelles images seront ajoutées.

Corine Oosterlee est botaniste et photographe plasticienne. Son site corineoosterlee.com.


5 novembre 2012

Chêne pubescent


En Périgord on trouve une dizaine d'espèces de chêne. Certaines d'entre elles se ressemblent beaucoup, et pour compliquer les choses, elles s'hybrident facilement.

Voilà le Chêne pubescent (Quercus pubescens), l'espèce la plus commune des coteaux calcaires. C'est un chêne à feuilles caduques, mais souvent elles restent en état sec sur l'arbre pendant tout l'hiver. Les arbres ne sont pas très grandes et le tronc et les branches sont parfois tortueuses.


Il est bien adapté à la sècheresse; le dessous les feuilles est légèrement velu.

















Les petits glands poussent en grappe et ils sont sessiles, c'est à dire qu'ils sont attachés directement à la branche, sans pédoncule ou avec un pédoncule très court.


4 novembre 2012

Deux érables


L'Érable de Montpellier (Acer monspessulanum) aime les côteaux calcaires. Le plus souvent on le trouve en forme de buisson ou petit arbuste, mais il y existent aussi de magnifiques arbres de quinze mètres.



Début automne, quand les nuits commencent à être plus froides, il change de couleur; sa verdure se transforme en orange-rouge feu.
















Mais pas cette année. Maintenant, début novembre, les petites feuilles trilobées sont encore vertes teintées de jaune ou rose saumon. Peut-être les vraies couleurs d'automne sont encore à venir.














 L'Érable champêtre (Acer campestre) est un autre érable à petites feuilles. En automne sa couleur change en jaune, presque jamais en orange. Les feuilles ont cinq lobes plus ou moins irrégulières.
Concernant le sol, l'Érable champêtre est moins exigeant que l'autre érable, il pousse presque partout.









C'est une espèce souvent plantée dans jardins et parcs; souvent les feuilles des arbres cultivés sont un peu plus grandes que celles des exemplaires sauvages.



 

27 septembre 2012

Odontite jaune


Cette plante d'un 50 centimètres de hauteur, aux tiges fines et raides, fleurit en masse au mois de septembre.


L'Odontite jaune (Odontites luteus) a de la chlorophylle et pourvoit dans ses besoins d'énergie par la photosynthese. Mais il est aussi un peu parasite: avec des suçoirs souterrains il s'attache aux racines des plantes voisines, et de celles-là il enlève certains minéraux et aussi de l'eau. Ce sont surtout des graminées qui sont attaquées par les odontites, mais il paraît que aussi des vignes pourraient être atteintes par cette hémi-parasite.



13 août 2012

Caucalis à grandes fleurs


Voilà les fruits typiques d'une ombellifère. Ils sont de forme ovale plus ou moins allongés et se fendent en deux, chaque partie contenant une graine. Dans ce cas, le fruit est couvert de poils hérissés qui se durciront à la maturité. Les protrusions roses au-dessus sont les restes des deux pistils de chaque fleur.


Ce sont les fruits d'un Caucalis à grandes fleurs (Orlaya grandiflora).

















Il a fleuri au mois de juin, ses fleurs formant une dentelle blanche et fine contrastant avec la végétation pauvre sur le sol sec.



26 juillet 2012

Bugrane fétide


Une touffe de deux décimètres de haut sur le sol sec parmi les genévriers, on passe facilement à côté. Seulement si on regarde de près on voit que la Bugrane fétide (Ononis natrix) est une belle plante.


Quand les fleurs en forme de papillon commencent à s'ouvrir, elles sont finement striées de rouge. Le duvet gris sur la photo correspond aux poils glanduleux qui couvrent les feuilles; si on touche la plante, on s'aperçoit qu'elle colle un peu aux mains. Et aussi qu'elle laisse des traces d'une odeur pas tout à fait agréable. Peut-être n'est-elle pas au goût des lapins.







Les bugranes sont des plantes vivaces avec des racines longues et tenaces, les agriculteurs n'aiment pas les trouver dans leurs champs.



15 juillet 2012

Trèfle à feuilles étroites


Tout est allongé chez les Trèfles à feuilles étroites (Trifolium angustifolium). La plupart des trèfles sont petits, mais celui-ci est en général plus haut que la végétation qui l'entoure. Les feuilles sont trifoliées, comme d'habitude chez les trèfles, mais ici chaque foliole est vraiment longue. Les folioles sont couvertes d'un duvet très fin qui les protège contre l'assèchement. Précaution nécessaire parce que le Trèfle à feuilles étroites aime les endroits secs et sablonneux.



Les têtes de fleurs sont aussi très longues, parfois jusqu'à dix centimètres.


















Après la floraison elles sont vraiment décoratives!



1 juillet 2012

Orobanche du trèfle


Elles sont à la fin de leur floraison, les orobanches. Ce sont des parasites qui n'ont pas de chlorophylle et vivent sur les racines d'autres plantes. L'Orobanche du trèfle (Orobanche minor) ci-dessous est entourée par sa plante nourrice, en ce cas la Lucerne lupuline (Medicago lupulina), à petites boules de fleurs jaunes, mais cette espèce s'attaque aussi aux vrais trèfles.



La plupart des tiges sur l'image sont déjà mortes, seule celle à droite a encore des fleurs vivantes.