Dans ce blog vous trouverez des portraits de quelques centaines de plantes et fleurs sauvages du Périgord. Au fil des saisons des nouvelles images seront ajoutées.

Corine Oosterlee est botaniste et photographe plasticienne. Son site corineoosterlee.com.


22 mars 2017

Pâturin annuel


Il est présent presque partout, le Pâturin annuel (Poa annua) et on peut le trouver presque toute l'année en fleur.



Il faut se baisser pour bien le voir, quand-même parce qu'il est petit. C'est une Graminée tout à fait ordinaire avec un préférence pour la présence humaine. On le trouve dans des lieux habitées ou abandonnées, comme entre les carreaux d'un trottoir, sur le bord d'une rue, sur une terasse négligée, autour des bâtiments abandonnées. Et aussi ailleurs.




Les inflorescences sortent d'une touffe de feuilles en pagaille, elles sont légèrement pliées dans leur longueur.




Ici, tôt le matin, les fleurs commencent à s'épanouir.




Les épillets en train de s'ouvrir couverts de petites gouttes de rosée sont un oeuvre d'art abstrait. Les glumes, les écailles un peu scarieuses qui protègent les épillets ont ici des pointes roses, mais très souvent la plante est totalement verte, fleurs inclus. Les étamines commencent à sortir, dans quelques heures elles seront exposées au vent et lâcheront le pollen.


13 mars 2017

Hellébore vert


Le nom de l'Hellébore vert (Helleborus viridis) est bien choisi, il vraiment vert, d'un beau vert intense, et il surgit du sol quand les autres plantes ne montrent pas encore beaucoup de nouvelles pousses ou feuilles.




Il fait des grandes touffes à la fin de l'hiver.




Même les fleurs sont vertes, des clochettes tombantes parmi les grandes feuilles palmatiséquées.



Pleinement ouvertes, on voit dix ou vingt étamines et au milieu quelques pistils plus longues.



L'Hellébore vert, ici à côté d'un Charme tombé, ressemble beaucoup à l'autre hellebore qui pousse en Dordogne, l'Hellébore fétide, qui a des fleurs plutôt jaunâtre et qui a vraiment une mauvaise odeur. L'Hellébore vert est moins commun que cet espèce, on ne le trouve que dans les fonds de vallées sous les arbres, parfois proche de l'eau.


11 mars 2017

Pâquerette


Dès que le soleil est là, on la voit partout dans les pelouses, la Pâquerette (Bellis perennis).




Des petits soleils rayonnants, une couronne de fleurs ligulées blanches pointées de rose et au milieu les fleurs tubilaires jaunes.




Le capitule, un seul par tige, est entouré par un involucre poilu.




Et ce tige sort d'une petite rosette de feuilles au ras du sol. Givre? Pas de problème!






N'importe le froid. La fleur se ferme tout simplement.





Ici la fleur au derniers rayons de soleil, déjà presque fermée pour la nuit.




18 février 2017

Séneçon commun


Il est mi-février et il y a déjà des plantes qui font des graines.



Ce petit Séneçon commun (Senecio vulgaris) montre déjà des aigrettes blanches et soyeuses à côté des capitules jaunes et des fleurs en bouton. Il est très commun et fleurit pendant presque toute l'année. On peut le trouver dans les jardins potagers, les lieux rudéralisés, des décombres, en ville, dans les champs de culture, en fait, vraiement presque partout où le sol est assez riche et il n'y a pas trop de compétition d'autres plantes. Ici, il a choisi de vivre sur un vieux mur recouvert de terre. Les autres petites plantes printanières qui poussent ici commencent tout juste à fleurir, on voit quelques fleurs bleus de la Véronique de Perse (Veronica persica) à peine ouvertes.




Dans chaque tête de fleur on trouve un grand nombre de fleurs tubulaires jaunes qui dépassent tout juste les bractées avec une pointe noire. Les feuilles lobées sont enroulées sur les bords, et portent souvent des poils comme une toile d'araignée






Le Séneçon commun est toxique, mais il est moins dangereux pour le bétail que certains autres Séneçons. Peut-être parce qu'on ne le trouve pas souvent dans le foin, et parce que les animaux dans le pré évitent de le brouter. Apparemment il n'a pas bon goût.



26 janvier 2017

Grande bardane


Une plantation de jeunes peupliers, pas trop loin de la rivière Dordogne. A l'arrière-plan on voit encore quelques housses de plastique bleue que le propriétaire à mis pour protéger ses arbres contre les dégâts par les chevreuils. On peut dire que les plantations de peupliers détruisent les zônes humides; où ils sont plantés, les plantes de prairies humides ne veulent plus pousser, et la végétation sauvage sera remplacé par des espèces rudérales moins intéressantes. Comme par exemple les Bardanes. Ici on voit une Grande bardane (Arctium lappa) qui veut bien pousser ici. Quand-même, on ne peut pas dire qu'elle n'est pas intéressante. C'est une plante majestueuse, par sa taille de plus d'un mètre et par son port, avec les élégantes courbes des branches.





Ici, dans le paysage hivernal, on ne voit que les tiges mortes de l'année passée.






Les têtes sèches portent des petits crochets, et elles sont vraiment appropriées à embêter les copains en les mettant dans leurs cheveux, presque tous les enfants le savent.




7 janvier 2017

Erable de Montpellier



Dans ce forêt de feuillus dans le brouillard d'hiver, les arbres ont tous perdus leurs feuilles, sauf un petit chêne. A droite de lui deux troncs longs et fins se touchent. Ce sont des Erables de Montpellier (Acer monspessulanum). On ne le trouve pas partout, mais sur certaines pentes sur sol calcaire et sec il est bien présent.






Pas possible de se tromper, il n'y a pas beaucoup d'autres arbres qui produisent tellement de petites branches. Elles sont souvent opposées, et portent des petites feuilles trilobées.






En avril l'Erable de Montpellier produit des petites grappes de fleurs pendantes, en même temps les nouvelles feuilles se déploient.





Les fleurs sont bien visitées par les insectes, mais ici, sur la photo, par hasard, il n'y a aucun butineur.




Plus tard les fruits ailés, les samares, se forment. Ici on les voit sous la pluie de l'automne.




3 janvier 2017

Givre


Rien d'extraordinaire, cette prairie un peu ruderalisée par endroits. Mais un petit brouillard givrant change tout.

Le Brachypode des rochers (Brachypodium rupestre) prend la place des autres graminées dès que le sol s'enrichit un peu en nutrients.




Les tiges et feuilles mortes de l'été dernier sont assez coloriées comparé aux autres herbes, et maintenant une petite couche de givre les met vraiment en valeur.


Le Cirse commun (Cirsium vulgare) pousse partout où une graine tombe sur un sol remué par les animaux et où il est assez fertile, donc aussi dans cette prairie.



Les tiges et les capitules fanées sont encore belles même si elles ne sont plus vivantes.


Un petit peu de soleil perce le brouillard.




Le Panais sauvage (Pastinaca sativa) n'est pas une plante délicate, mais on dirait qu'elle a pris une certaine finesse aujourd'hui.






Cette mûre, la Ronce commune (Rubus fruticosus), prend les couleurs de feu en contre-jour. Cela ne va pas durer longtemps, si le gel persiste elle prendra des couleurs plus hivernales.