Dans ce blog vous trouverez des portraits de quelques centaines de plantes et fleurs sauvages du Périgord. Au fil des saisons des nouvelles images seront ajoutées.

Corine Oosterlee est botaniste et photographe plasticienne. Son site corineoosterlee.com.


3 février 2015

Mibora printanière


Une toute petite graminée annuelle, la Mibora de printemps (Mibora minima) est déjà en fleur.





Ces premiers pieds qui fleurissent n'ont pas plus de deux ou trois centimètres de hauteur. En contrepoids, il y a du monde, des milliers de petites Miboras poussent dans ce champ de mais en jachère. Du coup, une voile verte recouvre la terre grise.



Dans quelques semaines nous trouverons ici des pieds géants de 15 centimètre de hauteur. Une masse d'anthères blanches sortira des épillets lie-de-vin. Après la floraison le champ paraîtra rouge, à cause de la couleur de ces milliers de petits épillets. Et après, ça sera terminé, la Mibora printanière moura avant l'été.






22 janvier 2015

Perce-neige


Les Perce-neige (Galanthus nivalis) sont en fleur.


 Disons... presque!




Ca y est !  Il fallait juste un petit rayon de soleil pour l'épanouissement des fleurs.





Un toute petite araignée noire prend un bain de soleil.



21 janvier 2015

Panais sauvage


Un peu de givre, ça change tout.


Quelques ombelles mortes du Panais sauvage (Pastinaca sativa) avec des fruits. C'est une plante vivace qui peut atteindre plus d'un mètre de hauteur. Les racines hibernent dans le sol, la plante pousse en été et les tiges et feuilles meurent en automne.



La couleur vert-jaune de la plante est encore bien visible en début d'automne.



Les petites fleurs jaunes sont convoitées par les punaises pyama rayées de rouge et noir. Comme celles de beaucoup d'autres ombellifères, d'ailleurs.





20 janvier 2015

Lierre grimpante


Deux manifestations du Lierre grimpante (Hedera helix).








Ici, un vieux châtaignier a été complètement couvert par les branches et feuilles du Lierre grimpante. A peine quelques branches sortent de la masse de végétation verte. L'arbre est encore en vie, péniblement. En fait, le lierre ne l'étrangle pas et ne le parasite pas. Bien sûr, le châtaignier souffre sous le poids du lierre et la manque de lumière.








Cet environnement est tout à fait différent. Le lierre grimpante s'accroche sur le paroi vertical d'un grand rocher calcaire. Avec le froid les feuilles ont pris une teinte rouge.




Le Lierre grimpante cherche de l'eau et des minéraux dans le sol avec des racines dans la terre au pied du rocher. Ses branches souples suivent le surface de la pierre et il s'y accroche avec des toutes petites racines. On voit que la forme des feuilles peut bien varier.



23 décembre 2014

Chênes


Chaque espèce de chêne a ses préférences concernant le type de sol et d'humidité. Parce qu'en Périgord les sols secs et calcaires se trouvent parfois côte à côte des sols limoneux et plus profonds et humides, les différents chênes sont parfois des voisins proches.

Lui, il est sans aucun doute un jeune chêne pubescent (Quercus pubescens).




La photo est prise hier, avec les premières gelées de cet hiver, à la lisière d'un bois sur calcaire. Il a encore des feuilles vivantes, ce qui est normal pour un jeune arbre, surtout quand l'automne est doux comme cet année. Les chênes pubescents gardent souvent leurs feuilles mortes sur les branches. Les feuilles ondulées et lobées à la base sont spécifiques pour cet espèce.

Ci-dessous on voit, parmi les feuilles de châtaignier, des feuilles de chêne avec des longues lobes. Elle sont tombées d'un grand Chêne tauzin (Quercus pyrenaica). Il pousse sur les mêmes sols argileux que le châtaigner, il n'aime pas du tout le calcaire.

 

Le Chêne tauzin est facile à reconnaître à ses feuilles. Elles sont profondement découpées et parfois assez grands, comme la feuille en haut à droite. Aussi les feuilles sont duveteuses, mais cela se ne voit plus sur les feuilles mortes.

Les feuilles ci-dessous sont tombées sur un sol profond et limoneux. A l'oeil, il y a plusieurs espèces, le Chêne pubescente, mais aussi quelques feuilles qui pourraient être tombées d'un Chêne sessile (Quercus petraea).





On ne trouve pas souvent ce chêne en Périgord. Il a des feuilles assez planes et régulières, non ondulées, et en coin à la base, sur un long pédoncule. Et oui, à cet endroit se trouvent quelques grands chênes avec des troncs longs qui se prolongent dans le cime étroit, typique pour cet espèce. Mais ce n'est pas facile avec les chênes, il se hybridisent facilement entre eux et il y a une grande variabilité.

22 décembre 2014

Capillaire des murailles


Un environnement typiquement Périgourdin pour cette petite fougère. La Capillaire des murailles (Asplenium trichomanes subsp. quadrivalens) a choisi comme habitat un mur en ruine d'une ancienne ferme dans les bois, abandonnée pendant l'exode rural.



Elle couvre une partie du mur avec ces frondes pendantes.





Ici elle pousse sur un vieux tronc d'arbre couvert de mousse et lierre. La pluie rend ses petites frondes encore plus luisantes.