Dans ce blog vous trouverez des portraits de quelques centaines de plantes et fleurs sauvages du Périgord. Au fil des saisons des nouvelles images seront ajoutées.
Corine Oosterlee est botaniste et photographe plasticienne. Son site corineoosterlee.com.
2 mai 2017
Lamier jaune
Cette photo est prise à la fin d'hiver. Oui, les Perce-neige étaient en fleur. Et quelques feuilles in peu rougeâtres faisaient des tournures élégantes.
Que sont elles devenues, ces feuilles?
Voilà!
Elles égaient un sous-bois assez sombre. Le Lamier jaune (Lamium galeobdolon subs. montanum) a produit beaucoup de nouvelles pousses vertes et maintenant elle est en pleine floraison. Elle aime un sol riche en humus, comme par exemple sous les charmes dans cette vallée boisée et humide. Si elle trouve les bonnes circonstances, ses tiges rampantes peuvent couvrir une grande espace.
Les fleurs en verticilles sont jaune, la lèvre supérieure de la corolle est plus claire que la lèvre inférieure qui est tacheté de jaune foncé.
16 avril 2017
Bunias fausse roquette
Cette prairie sur sol acide a pris des tons chaudes. Le soleil couchant donne de la couleur, mais aussi les plantes le font. Il y a seulement quelques années cette prairie était encore un champs de culture, mais elle a été transformé en prairie de fauche, et on y trouve encore quelques plantes plutôt typiques pour les cultures. En arrière-plan on voit le rouge de la Petite Oseille (Rumex acetosella) et en avant-plan le Bunias fausse roquette (Bunias erucago).
Regardons de plus près.
A la première vue, le Bunias fausse roquette ressemble à n'importe quel type de moutarde ou colza ou ravenelle, ou pourquoi pas, à la roquette. Une Brassicaceé avec beaucoup de tiges qui portent des fleurs d'un jaune pâle. En principe, les feuilles sont comestibles mais il n'y a pas beaucoup, seulement une petite rosette au ras du sol qui disparaît pendant la floraison.
Les fleurs sont vraiment typiques, aucun doute, on a affaire à une Brassicacée.
Les fruits font la beauté de la plante. Elles sont couvertes de pointes irregulières et dures come des épines.
3 avril 2017
Passerage à calice persistant
Ces toutes petites fleurs jaunes poussent dans une pelouse calcaire assez aride.
La Passerage à calice persistant (Alyssum alyssoides) est une plante annuelle et une des premières à fleurir dans cet habitat. Elle est grégaire, parfois on trouve des centaines de petits pieds dispersés sur quelques mètres carrés.
Quand les fleurs s'ouvrent, on voit qu'elles ont quatre pétales en forme de croix, typique pour les Brassicacées.
On a de la chance si on peut la voir, elle est devenue rare en Périgord.
Les fleurs blanches, c'est la même espèce, à la fin de la floraison les pétales jaunes se décolorent et restent collés sur le fruit en développement.
22 mars 2017
Pâturin annuel
Il est présent presque partout, le Pâturin annuel (Poa annua) et on peut le trouver presque toute l'année en fleur.
Il faut se baisser pour bien le voir, quand-même parce qu'il est petit. C'est une Graminée tout à fait ordinaire avec un préférence pour la présence humaine. On le trouve dans des lieux habitées ou abandonnées, comme entre les carreaux d'un trottoir, sur le bord d'une rue, sur une terasse négligée, autour des bâtiments abandonnées. Et aussi ailleurs.
Les inflorescences sortent d'une touffe de feuilles en pagaille, elles sont légèrement pliées dans leur longueur.
Ici, tôt le matin, les fleurs commencent à s'épanouir.
Les épillets en train de s'ouvrir couverts de petites gouttes de rosée sont un oeuvre d'art abstrait. Les glumes, les écailles un peu scarieuses qui protègent les épillets ont ici des pointes roses, mais très souvent la plante est totalement verte, fleurs inclus. Les étamines commencent à sortir, dans quelques heures elles seront exposées au vent et lâcheront le pollen.
13 mars 2017
Hellébore vert
Le nom de l'Hellébore vert (Helleborus viridis) est bien choisi, il vraiment vert, d'un beau vert intense, et il surgit du sol quand les autres plantes ne montrent pas encore beaucoup de nouvelles pousses ou feuilles.
Il fait des grandes touffes à la fin de l'hiver.
Même les fleurs sont vertes, des clochettes tombantes parmi les grandes feuilles palmatiséquées.
Pleinement ouvertes, on voit dix ou vingt étamines et au milieu quelques pistils plus longues.
L'Hellébore vert, ici à côté d'un Charme tombé, ressemble beaucoup à l'autre hellebore qui pousse en Dordogne, l'Hellébore fétide, qui a des fleurs plutôt jaunâtre et qui a vraiment une mauvaise odeur. L'Hellébore vert est moins commun que cet espèce, on ne le trouve que dans les fonds de vallées sous les arbres, parfois proche de l'eau.
11 mars 2017
Pâquerette
Dès que le soleil est là, on la voit partout dans les pelouses, la Pâquerette (Bellis perennis).
Des petits soleils rayonnants, une couronne de fleurs ligulées blanches pointées de rose et au milieu les fleurs tubilaires jaunes.
Le capitule, un seul par tige, est entouré par un involucre poilu.
Et ce tige sort d'une petite rosette de feuilles au ras du sol. Givre? Pas de problème!
N'importe le froid. La fleur se ferme tout simplement.
Ici la fleur au derniers rayons de soleil, déjà presque fermée pour la nuit.
18 février 2017
Séneçon commun
Il est mi-février et il y a déjà des plantes qui font des graines.
Ce petit Séneçon commun (Senecio vulgaris) montre déjà des aigrettes blanches et soyeuses à côté des capitules jaunes et des fleurs en bouton. Il est très commun et fleurit pendant presque toute l'année. On peut le trouver dans les jardins potagers, les lieux rudéralisés, des décombres, en ville, dans les champs de culture, en fait, vraiement presque partout où le sol est assez riche et il n'y a pas trop de compétition d'autres plantes. Ici, il a choisi de vivre sur un vieux mur recouvert de terre. Les autres petites plantes printanières qui poussent ici commencent tout juste à fleurir, on voit quelques fleurs bleus de la Véronique de Perse (Veronica persica) à peine ouvertes.
Dans chaque tête de fleur on trouve un grand nombre de fleurs tubulaires jaunes qui dépassent tout juste les bractées avec une pointe noire. Les feuilles lobées sont enroulées sur les bords, et portent souvent des poils comme une toile d'araignée
Le Séneçon commun est toxique, mais il est moins dangereux pour le bétail que certains autres Séneçons. Peut-être parce qu'on ne le trouve pas souvent dans le foin, et parce que les animaux dans le pré évitent de le brouter. Apparemment il n'a pas bon goût.
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