Dans ce blog vous trouverez des portraits de quelques centaines de plantes et fleurs sauvages du Périgord. Au fil des saisons des nouvelles images seront ajoutées.
Corine Oosterlee est botaniste et photographe plasticienne. Son site corineoosterlee.com.
21 janvier 2015
Panais sauvage
Un peu de givre, ça change tout.
Quelques ombelles mortes du Panais sauvage (Pastinaca sativa) avec des fruits. C'est une plante vivace qui peut atteindre plus d'un mètre de hauteur. Les racines hibernent dans le sol, la plante pousse en été et les tiges et feuilles meurent en automne.
La couleur vert-jaune de la plante est encore bien visible en début d'automne.
Les petites fleurs jaunes sont convoitées par les punaises pyama rayées de rouge et noir. Comme celles de beaucoup d'autres ombellifères, d'ailleurs.
20 janvier 2015
Lierre grimpante
Deux manifestations du Lierre grimpante (Hedera helix).
Ici, un vieux châtaignier a été complètement couvert par les branches et feuilles du Lierre grimpante. A peine quelques branches sortent de la masse de végétation verte. L'arbre est encore en vie, péniblement. En fait, le lierre ne l'étrangle pas et ne le parasite pas. Bien sûr, le châtaignier souffre sous le poids du lierre et la manque de lumière.
Cet environnement est tout à fait différent. Le lierre grimpante s'accroche sur le paroi vertical d'un grand rocher calcaire. Avec le froid les feuilles ont pris une teinte rouge.
Le Lierre grimpante cherche de l'eau et des minéraux dans le sol avec des racines dans la terre au pied du rocher. Ses branches souples suivent le surface de la pierre et il s'y accroche avec des toutes petites racines. On voit que la forme des feuilles peut bien varier.
10 janvier 2015
23 décembre 2014
Chênes
Chaque espèce de chêne a ses préférences concernant le type de sol et d'humidité. Parce qu'en Périgord les sols secs et calcaires se trouvent parfois côte à côte des sols limoneux et plus profonds et humides, les différents chênes sont parfois des voisins proches.
Lui, il est sans aucun doute un jeune chêne pubescent (Quercus pubescens).
La photo est prise hier, avec les premières gelées de cet hiver, à la lisière d'un bois sur calcaire. Il a encore des feuilles vivantes, ce qui est normal pour un jeune arbre, surtout quand l'automne est doux comme cet année. Les chênes pubescents gardent souvent leurs feuilles mortes sur les branches. Les feuilles ondulées et lobées à la base sont spécifiques pour cet espèce.
Ci-dessous on voit, parmi les feuilles de châtaignier, des feuilles de chêne avec des longues lobes. Elle sont tombées d'un grand Chêne tauzin (Quercus pyrenaica). Il pousse sur les mêmes sols argileux que le châtaigner, il n'aime pas du tout le calcaire.
Le Chêne tauzin est facile à reconnaître à ses feuilles. Elles sont profondement découpées et parfois assez grands, comme la feuille en haut à droite. Aussi les feuilles sont duveteuses, mais cela se ne voit plus sur les feuilles mortes.
Les feuilles ci-dessous sont tombées sur un sol profond et limoneux. A l'oeil, il y a plusieurs espèces, le Chêne pubescente, mais aussi quelques feuilles qui pourraient être tombées d'un Chêne sessile (Quercus petraea).
On ne trouve pas souvent ce chêne en Périgord. Il a des feuilles assez planes et régulières, non ondulées, et en coin à la base, sur un long pédoncule. Et oui, à cet endroit se trouvent quelques grands chênes avec des troncs longs qui se prolongent dans le cime étroit, typique pour cet espèce. Mais ce n'est pas facile avec les chênes, il se hybridisent facilement entre eux et il y a une grande variabilité.
22 décembre 2014
Capillaire des murailles
Un environnement typiquement Périgourdin pour cette petite fougère. La Capillaire des murailles (Asplenium trichomanes subsp. quadrivalens) a choisi comme habitat un mur en ruine d'une ancienne ferme dans les bois, abandonnée pendant l'exode rural.
Elle couvre une partie du mur avec ces frondes pendantes.
Ici elle pousse sur un vieux tronc d'arbre couvert de mousse et lierre. La pluie rend ses petites frondes encore plus luisantes.
8 décembre 2014
Lamier tacheté
Proche des rivières on trouve des sols marécageuses qui n'ont pas de valeur pour l'agriculture. On y a planté des peupliers, pour les drainer et pour profiter d'une recolte de bois. Donc le long de la Vézère et de la Dordogne on trouve des grandes peupleraies, les arbres plantés en rangs. Malgré une certaine monotonie on y trouve beaucoup des fleurs, et si l'entretien laisse à désirer, aussi des arbustes et jeunes arbres d'autres espèces que le peuplier y commencent à pousser. Ici le sol sous les arbres est couvert d'un tapis de Lamier tacheté (Lamium maculatum), une plante vivace avec des tiges carrés et des feuilles très verts qui peut couvrir en peu de temps une grande surface.
Il fleurit presque douze mois par an, du moins quand l'hiver est doux et l'été pas trop sec. Parfois les feuilles sont tachetées, le labelle de la fleur l'est toujours.
25 novembre 2014
Polystic à soies
Beaucoup de fougères gardent longtemps leurs feuilles en hiver, parfois même jusqu'au printemps. Mais pour trouver cette espèce en toute beauté il faut se dépêcher, dans quelques semaines elle va perdre ses frondes. Ce magnifique Polystic à soies (Polystichum setiferum) pousse dans une vallée sombre, pas très loin d'une source.
Ses frondes longues sont souples et douces au toucher. La fronde est deux fois divisée, en première instance en pennes qui à leur tour sont composées de pinnules. Les pinnules sont dentées et chaque dent porte une pointe longue et douce. Dans l'image ci-dessous, pris en été, on voit une jeune plante. Les frondes ne sont divisées que une fois, et on voit bien les dents des pinnules (ou doit-on dire en ce cas: pennes?). Typique pour cet espèce est la partie basale plus grande de chaque pinnule, comme la pouce d'une moufle.
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